DF. l’horope centrale. 21
(lents l’ont conseillé depuis, l’Empereur était conduit natu-rellement, chaque jour, à ne pas s’embarrasser d’un grainde sable qui obstruait sa route, et se contentait de bloquerune ville avec des forces souvent inférieures à celles quecontenait la place (1). Les officiers les plus distingués del’arme du génie n’ont point tardé à reconnaître une modifi-cation qui atteignait si directement leur art. Voici ce qu’en1824 écrivait l’un d’eux :
« L’expérience de trente ans a prouvé qu’en Allemagne ,» en Italie , en France et en Espagne , les places de guerrep étaient devenues des barrières impuissantes pour arrêter» les armées d’invasion, d’après leur force et leur organisa-» tion actuelle, ou pour s’opposer à leur retraite (2). — Des» places de guerre, no fussent-elles éloignées que de huit» lieues, ne peuvent plus empêcher les grands convois de» munitions de passer entre elles, et, par conséquent, les» grandes armées de pénétrer dans le cœur des états. —» Elles offrent néanmoins tous les avantages défensifs dési-« râbles, lorsque étant très-fortes, elles renferment tous les» magasins nécessaires pour ravitailler l’armée, et qu’elles» se rattachent à des fortifications naturelles pouvant for-n mer de vastes enceintes fortifiées (3). »
(1) En 1800, on a vu un corps français de 9 à 10,000 hom-mes en bloquer dans Ulm un de 12 à 13,000 qui, dans toutes scssorties faites sous le canon de la place, fut toujours repoussé sansavoir obtenu de succès. ( Considérations sur la défense desEtats. Avant-Propos , p. 20. — Le général , Cte de Lam-bel, 1824. )
(5)
(3)
Id.
Id.
p. 68.p. 20.