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trent combien la supériorité a été souvent le partage decelui qui, rassuré sur ses communications, porte audacieu-sement la guerre au cœur du territoire étranger. Sans parlerdes pointes gigantesques de Napoléon , des efforts de son gé-nie, qui suppléaient à l'insuffisance des ressources naturellespour arriver aux portes d’une capitale après une victoireassurée d’avance, tant le concours des divers corps étaitcalculé ponctuellement, nous rencontrons sans cesse cheznous de ces événements où l’initiative a été couronnée desuccès. En 92, Custine, à la tète de l’armée du Rhin, reçoitl’ordre, malgré la faiblesse numérique de ses troupes,malgréla présence des armées Prussiennes en Champagne , presquederrière lui, de quitter ses lignes d’Alsace et de se porterprécipitamment en avant.Cette manœuvre réussit complète-ment -, il enlève bientôt Spire, Worms, surprend Mayence ,et passant le Rhin il épouvante l’Allemagne . Plus que jamaisà présent, vu l’état de la science militaire et les importantesmodilications qu’elle va recevoir des communications éta-blies par lignes de fer, on devra donc, en cas de guerre,attaquer si l’on est les plus forts; il le faudra encore si onest le plus faible, alin de ne pas laisser à l’ennemi le tempsde tirer tout le parti possible de ses rails-vvays.
§ IV.
Etude d’un système de chemins de fer en France, 'd’après l’état denos frontières et lu direction de ceux de l’étranger.
Ce n’est point assez d’avoir recherché dans 1’liisloire quel-ques exemples qui pussent servir île règles, d’avoir analysé