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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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36 DES CHEMINS DE FEU

locaux assez puissants pour so faire jour, ou assez éblouis-sants pour tenter les spéculateurs par l'appàt des béné-lices des actions.

On ne larda pas à reconnaître la stérilité ou au moinslinsullisance des associations anonymes et en commanditepour des travaux aussi considérables , disons-lc , aussiproblématiques quant à leurs résultats financiers. Écraséespar les premières difficultés ou découragées par lo retarddun bénéfice attendu avec impatience, des compagnies lesmieux famées, sollicitèrent la résiliation de leurs contrais.Ce fut alors que, sopérant dans lopinion publique uneréaction qui serait surprenante partout ailleurs quenFrance , les opinions furent unanimes pour réprouver lan-c'.en mode dexécution, et investir le gouvernement duneconfiance quon lui avait refusée en 1838. A cette épo-que, une voix presque générale repoussait linterventionde lÉtat, dans lexécution des travaux, comme noffrantpas assez de garanties dhabileté pour faire vite et à bonmarché, et voilà quaujourdhui par une brusque con-version, tous les partis se rapprochent pour imposer augouvernement une prompte initiative. On a compris tar-divement quun système do prétentions exclusives, déter-minerait une paralysie générale au lieu dengendrer lemouvement et la vie : quil fallait avant tout imprimerau projet un caractère national, et que puisque le gou-vernement fait les tracés, cest lui qui doit les exécuterdun bout à lautre sous peine do navoir ni unité nisimplicité.

Le problème ramené à ces termes, semblait devoir êtrerésolu facilement, car larbitrage du gouvernement unefois accepté do tous, cétait pour chacun reconnaîtreimplicitement que la raison détat devait primer toute