de leühope cemrall.
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de la Meurtlie jusqu’à Raon l’Etape, puis remonterait lavallée de la petite rivière la Plaine, pour arriver, de Raon laPlaine, à Schirmeck , par un souterrain d’une lieue et quart,qui percerait les Hauts-Chaumes ; delà, on arriverait aisé-ment sur Strasbourg par Molsheimet Mutzig ( 1 ). Ce tracé,qui servirait l’établissement si important de Lunéville , faci-literait en outrel’occupation des Vosges , ce double rempart,qui, battant à la fois sur la Lorraine et sur l’Alsace, prendl’ennemi à revers des deux côtés. Malheureusement, lestravaux d’artsqu’il nécessite, rendentson exécution presqueimpossible; de plus, les objections soulevées contre le pre-mier tracé ne nous semblent pas assez plausibles pour que,sacrifiant les avantages commerciaux qui résulteraient deson exécution, d’ailleurs plus facile, on se lance dans desdépenses onéreuses, sur des points qui ne sont pas beaucoupplus favorables sous d’autres rapports.
L’argument le plus fort contre le tracé par Marsal, Dieuze et Ilaguenau, énoncé par le comité des fortifications, peutse résumer ainsi (1) : « Le rail-way direct de Paris à Stras-» bourg, par son voisinage de la frontière du nord, pourrait» permettre à l’ennemi, maître de la vallée de la Saare, de» paralyser facilement ce puissant moyen de communi-» cation et d’isoler de l’intérieur le corps français opérant» sur le Rliin. —Le passage du Rhin, plus facile pour l’é->■ tranger à Râle qu’à Strasbourg , milite pour qu’on soit en» état de porter rapidement des masses défensives vers le