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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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» premier de ces points, quun rail-way réunit déjà à Stras-> bourg; à cet égard, le chemin de fer de Paris à Mulhouse » par Dijon , présente, sur la voie directe, une supériorité» dautant plus réelle que ce chemin procurerait le moyen» de franchir une grande partie de lintervalle entre la ca-» pitale et Lyon , et permettrait de diriger, par des embran-» chements, des secours rapides vers la frontière de lest et» du midi. »

Ces conclusions, diamétralement contraires à celles deladministration avant 1840, et aux opinions exprimées dansla session de 1838 par les orateurs les plus compétents, ontété à diverses reprises refutées par des plumes non mili-taires, sur le terrain môme le comité du génie avaitporté la discussion (1). Laissons aux défenseurs civils dutracé direct, lhonneur davoir parfaitement démontré quelennemi, maître de la Saarre, isolera également larméedAlsace , quand mime il ny aurait pas de chemins de fer;que les tronçons restants seront toujours utiles ; que letracé direct porte plus directement des forces sur Bâle ;quenfin Vinvasion entre Metz et Strasbourg est plus à craindreque celle par Bâle ; car cest dans les plaines de la Champagne et de la Belgique que se décide le sort de Paris . Pour ajouterde nouveaux arguments, à ces raisons, déjà péremptoires, ilfaut absolument répéter ce que nous avons dit, touchant laposition de Metz , qui, dans léventualité d'une guerre, sera

(1)M. Sers, préfet du Bas-Rhin , dans son Exposé au conseilgénéral du Bas-Bhin, le 6 décembre 1841, MM. Bœrsch et Col-lignon dans leur Rapport au conseil municipal de Strasbourg etde JSancj, no\ embre et décembre 1841.