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économie de près de 4 millions par année sur leur consom-mation actuelle, en combustible minéral (1).
Le choix de cette ligne, aboutissant à Nancy et se soudantà Vitry , au tronçon exécuté dans la vallée de la Marne, éta-blit entre Paris et Strasbourg , une distance de 127 lieues,qui nécessiteront 16 heures pour la franchir (2). La portionjusqu’à Nancy , estimée 85 lieues, n’exigera que 10 heurespour la parcourir, ce qui pourra avoir lieu en une journée,pendant les deux tiers de l’année. Le chemin par le plateaude la Champagne , réduit à 78 lieues, serait d’autant plusaisément franchi en 10 heures que l’on serait moins arrêtépar le soin de ramasser des voyageurs sur une route peuhabitée; mais, comme l’utilité d’un chemin de fer ne sauraitêtre seulement de lier deux points extrêmes, il vaut infini-ment mieux suivre la vallée populeuse de la Marne , quipromet des bénéfices supérieurs à l’accroissement de dé-penses .Dans notre supposition,Metz n’étant plus qu’à 97 lieuesde la capitale, 12 heures et demie sulïiront pour transporterles voyageurs d’un point à l’autre.
Le tracé indirect de Paris à Strasbourg par Dijon et Mul house , a donné lieu à plus de projets encore que le tracédirect : c’est d’abord la section de Paris à Montereau , ayant,avec le chemin d’Orléans , une tête commune jusqu’en deçàde Corbeil-, sa longueur est de 23 lieues.
Trois projets sont ensuite émis pour lier Montereau etDijon . Le premier, le plus méridional, parcourt les valléesde la Seine , de l’Yonne , et suit le canal de Bourgogne ; lemoins long, le plus praticable et le plus heureux au point
(1) Colliguon (/</.)
(2) A raiso 11 de 8 lieues à l'heure.