DF. l.’p.rnOPE CFlSTRAr.F. (>9
de vue stratégique et commercial; son parcours est de 69i,5.Le second projet consiste à suivre la vallée de laSeine jusqu’au delà de Chatillon-sur-Seine; le troisième, àremonter la vallée de l’Aube , et à aller rejoindre le précé-dent à Tilchalel, à 5‘,5 de Dijon . Nous avons vu pour-quoi, combattus comme exigeant plusieurs souterrains etdes travaux considérables qui accroîtraient les dépenses,lesquelles sont toujours, en raison du nombreet delà rapiditédes pentes, l’un ou l’autre de ces tracés verrait son utilitéstratégique bien diminuée après l’exécution de celui deNancy , le plus indispensable de tous.
Deux derniers tronçons se disputent l’avantage de lierDijon à Mulhouse . Le premier, passant par Gray, Yesoulet Belfort , aurait uue longueur de 53 lieues. Le secondsuivrait le canal du Rhône au Rhin, et desservirait les villesde Besançon , Montbelliard et Belfort ; son parcours, plusallongé que le précédent, embrasserait une bande de ter-rain ayant forme convexe, de 57 ‘,5. Les scrupules desingénieurs militaires, éveillés lorsqu’il sagit de préserverau midi de Saarbruck , un tronçon non indispensable pour ladéfense de la Lorraine , de la Champagneetde la Meuse , sesont calmés en présence d’un tracé qui, depuis Besançon jusqu’à Mulhouse et même au-delà, suit parallèlement, et àune distance assez courte, la frontière déclarée par eux laplus ouverte. Je ne contesterai assurément pas la faiblessede ce point ; je ne déciderai pas, d’une manière abstraite,entre deux trouées également déplorables ; mais commel’accès d’un pays no dépend pas uniquement d’une ouver-ture de territoire plus ou moins large; qu’il est subordonnésurtout à l'impétuosité et à ta force numérique des assail-lants, je me range aux conclusions du rapport du comitédu génie, en repoussant toutefois les prémisses. C’est parce