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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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que la frontière, aux environs rie Belfort , nest pas moinsexposée que celle du N. E., à ce quune portion des rails-ways de fer soit rompu, quil ne faut pas faire dépendre laconduite de la guerre en Lorraine , de celle qui éclatera,dune manière assurément moins grave à lest, aux portesdeBâle . Linverse serait bien plus plausible, puisquà loppor-tunité dune combinaison invoquée à tant de titres, viendrase joindre la question de distance et de tems, résolue,entre Paris et Mulhouse , d'une manière plus favorable parle tracé direct de Strasbourg , que par celui de la ligne deBourgogne ; la distance, dans le premier cas, étant de 153lieues, et de 157 dans le second.

En faisant choix des deux tracés partiels qui relierontMontereau et Mulhouse , par la vallée de lYonne , le canal deBourgogne et celui du Rhône , nous arrivons pour la distancedes deux points extrêmes, Paris et Mulhouse , à une sommetotale de 150, ou plutôt de 157 lieues, si on fait entrer encompte 7 lieues, représentant, dans la comparaison faite avecle tracé direct sur Strasbourg , linégalité provenant de ladifférence de hauteur des rampes et des pentes (1). Lesvoyageurs dAllemagne , se rendant à Paris , feront ainsi30 lieues de plus, puisque le tracé direct, le plus long,nembrasse quun parcours de 127 lieues. Si on ajoute,maintenant à ces 1571ieuesles 26 de Mulhouse à Strasbourg ,ce sera 183 lieues, cest-à-dire 56 de plus que par le trajetdirect, que les voyageurs auront à parcourir pourserendrede Paris à Strasbourg , avec linconvénient (le laisser endehors Metz et Nancy .

(1) M. Collignon. Rapport , etc.