1U>.S ClIF.MINS DE FEfi
70
que la frontière, aux environs rie Belfort , n’est pas moinsexposée que celle du N. E., à ce qu’une portion des rails-ways de fer soit rompu, qu’il ne faut pas faire dépendre laconduite de la guerre en Lorraine , de celle qui éclatera,d’une manière assurément moins grave à l’est, aux portesdeBâle . L’inverse serait bien plus plausible, puisqu’à l’oppor-tunité d’une combinaison invoquée à tant de titres, viendrase joindre la question de distance et de tems, résolue,entre Paris et Mulhouse , d'une manière plus favorable parle tracé direct de Strasbourg , que par celui de la ligne deBourgogne ; la distance, dans le premier cas, étant de 153lieues, et de 157 dans le second.
En faisant choix des deux tracés partiels qui relierontMontereau et Mulhouse , par la vallée de l’Yonne , le canal deBourgogne et celui du Rhône , nous arrivons pour la distancedes deux points extrêmes, Paris et Mulhouse , à une sommetotale de 150, ou plutôt de 157 lieues, si on fait entrer encompte 7 lieues, représentant, dans la comparaison faite avecle tracé direct sur Strasbourg , l’inégalité provenant de ladifférence de hauteur des rampes et des pentes (1). Lesvoyageurs d’Allemagne , se rendant à Paris , feront ainsi30 lieues de plus, puisque le tracé direct, le plus long,n’embrasse qu’un parcours de 127 lieues. Si on ajoute,maintenant à ces 1571ieuesles 26 de Mulhouse à Strasbourg ,ce sera 183 lieues, c’est-à-dire 56 de plus que par le trajetdirect, que les voyageurs auront à parcourir pourserendrede Paris à Strasbourg , avec l’inconvénient (le laisser endehors Metz et Nancy .
(1) M. Collignon. Rapport , etc.