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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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de lf.uropb centrale, 73

Les uns ont demandé que la ligne fût commune jusquàVitry , cest-à-dire sur un parcours de 45 ou de 52 lieues,suivant quon dirigera le tracé par les plateaux ou par lavallééde la Marne . on souderait un tronçon qui irait à Di­ jon , par les vallées de la Biaise, de la Renne, de lAube et dela Tille, cest-à-dire en surmontant de nombreuses difficul-tés pour obtenir des pentes et des rampes ordinaires, et pourfrayer un passage à travers les montagnes qui séparent Lan-gres de Tilchâtel. Nous admettons, quoique les étudesnaient pu jusquà présent faire connaître un résultat certain,que celte section soit de 44 lieues (1). La distance totalede Paris à Dijon sera, dans la première hypothèse, de 89, et,dans la seconde, de 96 lieues ; or le chemin naturel du Midipar les vallées de la Seine , de lYonne et le canal de Bour­ gogne , qui dessert des villes importantes , un pays populeuxet riche, qui, en outre, se rapproche de la Loire et peut êtreconstruit aisément et à ciel ouvert, na que 92 lieues. Ladifférence de longueur du trajet, contestable dailleurs jus-quà ce que les travaux soient achevés, ne saurait, selonnous, motiver le sacrifice des nombreux intérêts des rive-rains de lYonne et de la Marne , et justifier lidée malheu-reuse de demander aux populations éparses, entre Sézanneet Tilchâtel, une portion des produits nécessaires pour ali-menter un chemin de fer.

Une autre combinaison donnerait aux deux lignes de lEstet du Midi une tête commune par la vallée de la Seine jus-quà Arcis-sur-Aube, cest-à-dire 45 lieues (2). Dans ce cas,le parcours général pour Dijon serait, par la vallée de lAube ,

(1) M . Collignon. Rapport, etc.

(2) M. Bœrsch . Rapport , etc.