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Les uns ont demandé que la ligne fût commune jusqu’àVitry , c’est-à-dire sur un parcours de 45 ou de 52 lieues,suivant qu’on dirigera le tracé par les plateaux ou par lavallééde la Marne . Là on souderait un tronçon qui irait à Di jon , par les vallées de la Biaise, de la Renne, de l’Aube et dela Tille, c’est-à-dire en surmontant de nombreuses difficul-tés pour obtenir des pentes et des rampes ordinaires, et pourfrayer un passage à travers les montagnes qui séparent Lan-gres de Tilchâtel. Nous admettons, quoique les étudesn’aient pu jusqu’à présent faire connaître un résultat certain,que celte section soit de 44 lieues (1). La distance totalede Paris à Dijon sera, dans la première hypothèse, de 89, et,dans la seconde, de 96 lieues ; or le chemin naturel du Midipar les vallées de la Seine , de l’Yonne et le canal de Bour gogne , qui dessert des villes importantes , un pays populeuxet riche, qui, en outre, se rapproche de la Loire et peut êtreconstruit aisément et à ciel ouvert, n’a que 92 lieues. Ladifférence de longueur du trajet, contestable d’ailleurs jus-qu’à ce que les travaux soient achevés, ne saurait, selonnous, motiver le sacrifice des nombreux intérêts des rive-rains de l’Yonne et de la Marne , et justifier l’idée malheu-reuse de demander aux populations éparses, entre Sézanneet Tilchâtel, une portion des produits nécessaires pour ali-menter un chemin de fer.
Une autre combinaison donnerait aux deux lignes de l’Estet du Midi une tête commune par la vallée de la Seine jus-qu’à Arcis-sur-Aube, c’est-à-dire 45 lieues (2). Dans ce cas,le parcours général pour Dijon serait, par la vallée de l’Aube ,