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des fagots qu’ils allaient couper était le plus clair revenu.Pendant les séjours de la Cour c’était bien autre choseencore : les cochers et les palefreniers de toute la familleroyale s’étaient arrogé le droit d’aller, avec des chariots,chercher du bois, qu’ils ne se contentaient pas d’appli-quer à leur usage, mais qu’ils vendaient, par toute laville, que l’exemption de la taille peuplait chaque jourdavantage; ils étaient généralement en nombre, afinde pouvoir résister aux gardes; ils prêtaient, même, leursurtout à des étrangers. Le grand-maître Duvaucel esti-mait, en 1750, à plus de deux mille cordes, le bois quiétait coupé annuellement dans la 'forêt, principalementaux environs de Fontainebleau, dont quatre des sergentsà garde avaient dû être spécialement chargés de surveil-ler les habitants. Plus on s’éloignait de la ville, moins onrencontrait de ces dégâts; cependant on fut obligé depermettre, par un arrêt du Conseil, aux gardes générauxde faire des perquisitions dans les communes riverainesde la forêt. Les gens de Melun et de Moret se signalaient,entre tous, par leurs déprédations, et chose digne de re-marque, il en est encore de même aujourd’hui. Les habi-tants de cette dernière ville avaient, notamment, pen-dant l’hiver de 1724 à 1725, coupé, pour ainsi dire àblanc, trente-deux arpents, au canton de la Garenne-de-Gros-Bois; deux -arrêts du Conseil, des 27 février et 20mars 1725, leur interdirent l’entrée de cette partie de laforêt, les rendant tous solidairement responsables desdélits qui pourraient y être commis; ils furent condam-nés, plusieurs fois, eu vertu de ces décisions, notammentle 12 février 1729, par le grand-maître, à 1,500 livres d’a-mende et autant de restitution 1 . Les habitants de Melun,pendant l’hiver de 1740 5*1741, firent les memes dégâts,
1. Cette solidarité pour les délits était quelquefois prononcéesous l’ancien régime, et la paroisse de Moret n’est pas la seule àlaquelle cette décision fut appliquée.