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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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sur vingt-cinq arpents, dans le canton du Coulant; ilsallaient au bois par troupe, et armés de pistolets dont ilsfaisaient parfois usage, car en décembre 1752, l’un d’euxfut tué par les gardes contre lesquels il avait fait feu. En1763, l’audace des délinquants ôtait devenue telle que lemaître particulier dut autoriser les gardes à porter desmousquetons, pour leur sûreté personnelle. Le total desamendes, restitutions et confiscations s’élevait, par an,vers le milieu du xvm c siècle, à six ou sept mille livres.

Le seul moyen de mettre fin à tous ces brigandagesétait d’augmenter le nombre, devenu insuffisant, dessergents à garde. On le comprit, et un arrêt du conseild’Ëtat, du 30 octobre 1730, ordonna la création d'un posteà la Garenne-de-Grosbois; le titulaire fut chargé du triagede la Croix-du-Grand-Maître, qui jusque-là n’avait faitqu’un avec celui de la Croix-de-Guise. Un autre arrêté duConseil, du 7 mars 1741, nomma un nouveau garde àMelun, pour surveiller une partie du triage de la Croix-de-Yitry, avec trois cents livres de gage, et soixante livrespour chauffage. Un arrêt du Conseil, du 19 décembre 1762,et des lettres patentes, du 6 juin 1768, ordonnèrent lacréation de cinq places de gardes à cheval, aux appointe-ments de cinq cent cinquante livres, portés, presqu’aus-sitôt, à sept cent trente, puis à neuf cents. Les dix gardesà pied durent demeurer dans les communes riveraines dela forêt : aux Sablons, à Grosbois, IIouitou, Reeloses,Achèves, Arbonne, Chailly, la Rochette, liois-le-Itoi etSamois ; tandis que les nouveaux, en résidence à Fontai-nebleau, faisaient, partagés en deux bandes, comman-dées, l’une par le garde général, l'autre par le premierhuissier audiencier, des rondes incessantes autour de laville. Ils étaient aussi tenus d’entretenir la correspon-dance avec leurs collègues à pied qui leur remettaientles procès-verbaux qu’ils avaient dressés. Enfin ce nom-bre fut porté, un peu avant la Révolution, à seize, pour les