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gardes à pied, et à huit, pour les gardes à cheval, sanscompter des aides-gardes et des surnuméraires.
Les maîtrises, telles que nous venons de les voir orga-nisées, furent une des premières parties de l’administra-tion française que la Révolution modifia. Une loi, du 11septembre 1790, supprima la juridiction des eaux et forêts,et l’attribua aux tribunaux de district. Les procureurs duroi des maîtrises restèrent, toutefois, investis du rôle deministère public. La loi, si éphémère, du 26 mai 1791,créa, en même temps que la liste civile, une place d’in-tendant de celle-ci; nous ne citons ce fait que pour mé-moire. Une loi, du 29 septembre de la même année, j
ordonna la suppression des maîtrises, et institua, pour i
les remplacer, une administration spéciale, sous le titre ide Conservation générale des forêts. Mais presqu’aussitôt, jpar une autre loi, du 11 mars 1792, il fut sursis à cette 'réorganisation, et les anciens officiers continuèrent leursfonctions. Un décret, des 15-20 avril 1792, leur conservaleurs anciens traitements ; un autre, du 5 février 179i,fixa le maximum des gages et indemnités réunis à onzecents livres, pour les gardes à cheval, et cinq cents livres,pour les gardes à pied. Un arrêté du Comité des finances,du 13 septembre 1795, augmenta les émoluments de tousles fonctionnaires publics de la valeur d’une livre et de-mie de pain par jour. A partir de 1796, on distribua auxgardes, dont le nombre varia plusieurs fois, pour la forêtde Fontainebleau, pendant ces temps de trouble, des uni-formes de couleur bleue, dite bleu de Berry; ou leurdonna, même, des chaussures; enfin ils reçurent du bois, jpour leur chauffage, pendant toute la Révolution. Maissi les cadres ne changèrent pas, les hommes se succédè-rent rapidement ; dénonciations suivies de destitutions,réclamations et réintégrations telle est l’bistoire dupersonnel d'alors, à tous les degrés de la hiérarchie. Nousne nous occuperons que du premier; les anciens officiersétaient, pour la plupart, ou massacrés, comme M. de