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par les fatigues et les privations, était entré à l'hôpital, aumilieu de l’iiiver, et n’en sortit que pour revenir mourird’épuisement dans ses foyers.
D’autres encore, parmi les forestiers de Fontainebleau,prirent une part active à la campagne de 1870-1871 : uneordonnance, du 27 août 1831, avait mis àla disposition duministre de la guerre, en cas d’invasion du département,ou dès déparlemefits limitrophes, la moitié du personnelde chaque inspection. Un décret, du 16 août 1870, déclaraces dispositions applicables aux départements de Seine,Seine-et-Oise et Seine-et-Marne, et le sous-inspecteur,ainsi que vingt-quatre préposés de l’inspection de Fontai-nebleau furent mobilisés, et firent partie de la deuxièmecompagnie des guides iorestiers, ayant pour capitaineM. de la Rue, inspecteur à Paris. Apres plusieurs voyagesinutiles, de Fontainebleau à Provins et à Coulommiers,résultat du désordre qui régnait partout, à cette époque,quinze hommes furent définitivement retenus par l'auto-rité militaire, avec le sous-inspecteur, et placés, par pe-tits groupes de deux ou trois, sur la frontière nord-est deSeine-et-Marne, pour donner avis au général de Poinctes,qui commandait le département, des mouvements del’ennemi. Ils se retirèrent peu à peu devant celui-ci, con-tinuant leurs fonctions d’éclaireurs jusqu’à Paris, où ilsentrèrent définitivement le 14 septembre. Là ils firentd’abord partie d’un corps composé d’employés de l’admi-ministration de la Liste civile, sous le commandement deM. Brossard de Corbigny, inspecteur à Saint-Cloud. Le3 novembre, ce petit bataillon fut dissous, et incorporédans un régiment formé de douze cents forestiers, venusde tous les points de la France, qui resta, pendant lesiège, cantonné à Auteuil, et affecté au service du VI e sec-teur. La garde et la défense des portes, le soutien desavant-postes des ponts de Sèvres et de Saint-Cloud, lasurveillance du bois de Boulogne : telle fut l’occupationspéciale de cette troupe, jusqu'à l’armistice. Le 5 mars