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en mesure de marcher, elles aussi, en cas de résistance.Heureusement ce déploiement de forces fut inutile; onput remplir, sans empêchement, vingt voitures, avec lesbois trouvés. Quelque temps après, en décembre de lamême année, il fallut établir à la porte de Melun un postede gardes et de gendarmes, pour réprimer les délits très-graves commis par des habitants de cette ville; on envint plusieurs fois aux mains, et malgré l’assistance dela garde nationale, les forestiers n’eurent pas toujours ledessus. Toute cette effervescence se calma, du reste,bientôt, et pendant les dix dernières années du règne deLouis-Philippe, les gardes ne rédigeaient annuellementque cent-cinquante procès-verbaux.
En 1818, on n’eut pas à regretter d’aussi fâcheux excès,mais le nombre des procès-verbaux s’éleva. La moyenne,jusqu'en 1854, fut de trois cent trente-trois, dont deuxcent-quinze pour vols de bois, quarante-trois pour en-lèvements d'autres produits du sol forestier, quatorzepour délits de pâturage, onze pour délits d’exploitation,seize pour faits de chasse, trente-quatre pour contra-ventions diverses. Sous le second Empire, cette moyennetomba à cent-trente.
En 1870, le service se trouva entièrement désorganisé,comme nous l’avons dit plus haut; l’inspecteur avaitquitté le pays; les trois chefs de cantonnement, et pres-que la moitié des préposés étaient enfermés dans Paris;ceux qui restaient, sans armes, sans insignes, sans direc-tion, obligés, souvent, de se cacher, pour éviter les mau-vais traitements des troupes allemandes qui traversaientincessamment notre ville, furent tout à fait impuissantsà protéger la forêt. Pendant les deux premiers mois, ce-pendant, celle-ci n’eut que fort peu à souffrir; mais dèsnovembre, des bandes de délinquants s'abattirent surelle, et y firent de véritables coupes en règle. Trente-huithectares, à la porte de Fontainebleau, dans les cantonsdn Mont-Pierreux, et de la Yallée-de-la-Ehambre, couverts