(le France, mais continuaient à servir à l’approvisionne-ment de Paris.
Les administrateurs de la forêt étaient loin d’être fixéssur les ressources qu’elle renfermait, puisqu’ils igno-raient, même, sa contenance exacte, et le procureur duroi de la maîtrise, effrayé du déboisement,-qui allait tou-jours croissant, fit observer à M. de Cartigny, alors grand-maître de l'Ile-de-France, qu’il était à craindre qu’on nedépassât la possibilité Le grand-maître s’émut, et donnal’ordre, en 1658, à l’arpenteur du baillage, le sieur Des-champs, de lever le plan des parties boisées du domainede Fontainebleau. Deschamps trouva, déduction faite desvides :
ARPENTS
3,294
PERÇUES
80
en chênes, charmes et hêtres de cent
1,790
87
- ans et au dessus;
de bonne demi-futaie; de quatre-vingts
2,925
84
à cent ans;
de bon quart de futaie, d’environ qua-
454
• 25
rante ans;
de haut taillis, de vingt-cinq à trente
1.703
37
ans;
de bois rabougris;
3,043
56
de jeunes bois, deuil à vingt-cinq ans.
13,212
69
au total*
La moitié de la forêt, environ, était donc, alors, plus oumoins bien peuplée.
Six ans après, en 1664, eut lieu, comme nous l’avonsdit, la réformation de la forêt de Bière, par M. Barillon.Celui-ci, après avoir prescrit un certain nombre de me-
t. On entend par ce mot la quotité des madères qu’on peut re-tirer annuellement d’une forêt, sous la condition d’en maintenirla production constante autant que possible.