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trente-quatre, en 1804; vingt-huit, en 1831. A partir decette époque, il se releva, et était de trente-sept ans,en 1853s
Revenons maintenant en arrière, et récapitulons lestravaux de reboisement opérés durant la période quivient de nous occuper : On les reprit en 1802, et on yconsacra beaucoup d’argent dès cette première année ; onsuivit, là encore, toutes les traditions de l’ancien régime,quant à la défonce du terrain, à l'ouverture de lignes ré-gulières, distantes entre elles de quatre pieds et demi, àl’emploi d’arbres de haute tige, en bordure de route, etc.,ce qui était fort bien, mais aussi quant à la prédilectiontrop marquée pour le chêne, pur, ou mêlé à d’autres es-sences à feuillage léger. On essaya, en plusieurs endroits,d’introduire le châtaignier, mais sans beaucoup de suc-cès, le climat de Fontainebleau ne convient pas à cetteessence. On employait, ordinairement, dix mille plants à< l’hectare, et on pratiquait des binages et des regarnispendant sept ans. Ces travaux furent, dans le principe,mis en charge sur les coupes, ou adjugés, chaque année,au rabais. Des pépinières furent créées au Fourneau, à laOueue-de-Fontaine et au Bois-la-Dame, pour fournir auxbesoins de la forêt; bientôt, on trouva plus avantageux defaire faire toutes les plantations par un même entrepre-neur, auquel on paya de 600 à 800 francs par hectare. Cefurent MM. Deroy et Louvet qui, successivement, pendantun demi-siècle, se chargèrent du reboisement des videsdu domaine de Fontainebleau ; ils s’acquittèrent très-consciencieusement de leur tâche, et malgré les sommesénormes qui leur passèrent parles mains, ils moururent,l’un et l’autre, presque pauvres. Une décision royale, du8 avril 1829, qui continua à avoir son effet sous le Gou-vernement de juillet, accorda à M. Deroy une pension dedix-huit cents francs, pour services rendus comme plan-teur. On reprit aussi les semis de pins, mais pendantquelque temps encore sans beaucoup de suite. Le 27 oc-