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tobre 1793, le Gouvernement révolutionnaire avait fai t met-tre en adjudication la plupart des palissades protectricesdes jeunes bois; on en avait vendu la quantité énorme dequarante-huit mille sept cent trente-quatre toises! Dès1807, les entrepreneurs s’étant plaints des dégâts causéspar le gibier à leurs plantations, on entoura de nouveaucelles-ci de treillages, dont on imposa aux adjudicatairesdes coupes la façon, estimée à 1 franc 25 centimes le mètrecourant. Par ordre du premier Consul, on inaugura lareprise des travaux de reboisement par un bienfait pourla ville de Fontainebleau : la partie située entre celle-ciet le Grand-Parquet n’était, jusque-là, qu’une plaine desables très-fins, et tellement mouvants, que les bourras-ques équinoxiales les labouraient en sillons, changeantconstamment, et envahisant les propriétés voisines, dontils renversaient les murailles et comblaient les fossés ;on planta, en 1802, ces terrains à demi-fluides, bientôtcomplètement fixés, et transformés en sol assez fertile.
Pendant l’invasion de 1814, tous les jeunes arbres quientouraient la ville furent hachés et anéantis, notammentau Mont-Morillon, et autour de l’Obélisque. Il fut aussi dé-truit pour 115,000 francs de palissades.
De 1802 à 1814 inclusivement, les reboisements s’éten-dirent sur quinze cent vingt-deux hectares soixante-seizeares; soit un peu plus de cent dix-sept hectarôs par an.
En 1817, on planta le Quinconce, qui encadre leparterre, au delà du Bréau. A la naissance de M. lecomte de Chambord, en 1820, on eut, à Fontainebleau,comme dans beaucoup d’autres endroits, la poétiqueidée de faire des plantations destinées à croître avec leroyal enfant ; on leur donna le nom de Dieu-donné ;elles couvrent vingt-et-un hectares, au canton du Ro-cher-aux-Demoiselles, près le chemin de Recloses.
De 1815 à 1830inclusivement, douze cent quatre-vingt-quinze hectares quatre-vingt-dix ares furent reboisés,soit près de quatre-vingt-un hectares par an.