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de quelqu’un pour l’enlever, et les plaines couvertes debruyères n’étaient pas rares, au milieu de notre forêt.
Peut-être quelques droits d’usage ont-ils une origineplus reculée encore; peut-être les plus anciennes parmiles agglomérations de population qui nous avoisinent,étaient-elles en possession de ceux-ci avant le partagede la forêt de Bière, alors quelle était considérée, ainsique les grandes forêts de la Gaule, comme propriété, enquelque sorte, commune à tous, et où chacun pouvaitaller puiser, selon ses besoins. La loi des Bourguignons,reconnue d’une grande partie de la France, les Capitu-laires de Charlemagne et de Louis le Débonnaire admet-taient, comme un droit naturel, l’usage au bois mort etau mort-bois.
Certains droits d’usage exercés par des particuliers, etdont les derniers vestiges ont disparu à la Révolution, ontcertainement encore une origine différente : ils restèrentla propriété de divers seigneurs hauts justiciers du paysde Bière, lors de l’aliénation du domaine de ceux-ci.Ainsi, le seigneur des Granges avait, à titre de fief, etsans doute comme ancien possesseur d’une partie de laforêt, le droit d’aller chercher, chaque semaine, unecharretée de bois, tant à bâtir qu’à brûler; l’acte de foiet hommage rendu, eu 1356, à la reine Blanche, parMarguerite de I’asly, dame desGranges, fait mention de cedroit: plus tard, sous Louis XIV, un arrêt du Conseil lequalifie de tout à fait primordial. En voici d’autres plusoriginaux : le seigneur du Montceau avait, dans toutela forêt, le droit au bois sec et entre-sec, tant pour sonchauffage que pour bâtir, ceux à la glandée, pour cin-quante porcs et un verrat, au paccage, pour son bétailblanc, dans les massifs âgés de plus de trois ans; il pou-vait saisir et ajourner les malfaiteurs surpris en flagrantdélit, et jouissait de tous les mêmes droits que les sergentset officiers du roi ; de plus, les abattures des cerfs, biches,et autres bêtes, trouvées mortes dans la forêt, et les