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mencement de cette même année, le 5 février, on enlevale bonnet et la massue dont avait ôté surmontée la pyra-mide, et on les remplaça par un aigle, qui y resta jus-qu’en 1814. Le carrefour qui s’étend tout autour de celle-ci fut agrandi et orné de magnifiques bornes minières,en grès, qu’on plaça à l’entrée des principales routes quirayonnent de ce point.
Au milieu de tous ces travaux, les grands chemins nefurent point oubliés ; l’entretien de ceux-ci incomba àl’Etat, et ne laissa bientôt plus rien à désirer. Un décret,du IG décembre 1811, les classa en roules impériales etdépartementales ; toutes celles, au nombre de trois, .quitraversent la forêt furent comprises dans la première deces deux divisions, sous les noms de : route n° 5 bis, deBrie à Fossard (de Melun à Moret, en passant par Fontai-nebleau); n° 7, de Paris à Antibes (de Chailly à Bourron,en passant par Fontainebleau); n° 51, de Mézières à Or-léans (de Fontainebleau à Ury). Cette dernière n’est quede troisième classe; les autres sont de première. La lon-gueur totale de ces trois routes, qui n’ont éprouvé aucunchangement depuis 1811, est de trente-sept mille huitcents mètres. Nous ne parlerons que pour mémoire de laroute départementale n° 10, de Fontainebleau à Provins,qui touche à'peine à la forêt sur quelques mètres, aucanton de la Madeleine.
L’entretien des chemins servant de communication decommune à commune fut, dès 1791, par une loi du G oc-tobre, mis à la charge des habitants ; mais cette dépenseétait facultative, et tant qu’il en fût ainsi les cheminsvicinaux , ainsi qu’on les appela, restèrent, en général,malgré arrêts et ordonnances, dans un état déplorable.Au commencement du règne de Louis-Philippe, l’admi-nistration forestière en fit paver quelques-uns, dans la
avait, en 1793, abattu les croix du Calvaire, et dans la semainemême, il avait perdu la vue.