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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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traversée de la forêt, de compte à demi avec les commu-nes, entre autres ceux de Chantoiseau à la croix de Mont-morin, de Recloses et de Marlotte; mais ce n’est que de-puis la loi du 21 mai 1836, qui rendit, tout à fait, obli-gatoire, pour les communes, l’entretien de ces voies, quecelles-ci commencèrent, enfin, à être mises en l’état oùnous les voyons maintenant. Leur nombre, de plus, abeaucoup augmenté, et augmente encore chaque année ;cependant, relativement au reste de l’arrondissement, laforêt est encore fort peu pourvue de chemins vicinaux, etil serait utile de classer comme tels un certain nombrede routes forestières.

Pendant la Restauration, il fut dépensé environ quinzemille francs par an pour l’entretien des routes forestières,qui cessèrent d’être dans les attributions des architectes.Les principaux travaux de ce genre, accomplis durantcette période, furent : le déblaiement du carrefour quicouronne le petit Mont-Chauvet, appelé Mail-de-IIenri IV,depuis que le Béarnais avait pris cette colline pour but,dans le jeu de la chicane ou mail, qu’il avait importé deson pays natal, et qu’il affectionnait particulièrement; etla construction des murs en pierres sèches, qui soutien-nent les talus de certains chemins, devant le parterre,du côté delà grilleMaintenon. Cette dernière opération,commencée pendant l’hiver de 1816 à 1817, ne fut ache-vée qu’un peu avant 1830 ; elle n’avait été entreprise quepour donner de l’ouvrage aux indigents, qui en man-quaient alors. Tous les gouvernements se sont préoccu-pés, dans les moments de crise, de venir ainsi au secoursde la classe nécessiteuse du pays, et beaucoup de routesou d’embellissements divers, dans la forêt, n’ont pasd’autre origine.

Ce n’est que vers la fin du règne de Louis XVIII quel’on songea à rétablir les anciennes croix. On commençapar élever, au centre du carrefour de Toulouse, la petitepyramide que chacun connaît ; mais ce genre de monu-