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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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ment fut peu goûté, et en 1827, on fit faire des croix enbois, supportées par des piédestaux de grès, tel qu’il enexiste encore aujourd’hui sur beaucoup de points. Furentainsi décorés : les carrefours de Guise, de Montmorin, duGrand-Maître, de Souvray, du Grand-Yeneur, de la Belle-Croix, deVitry et d’Augas; le rocher artificiel du carre-four de Franchard fut surmonté d’une croix en fer, ter-minée par des fleurs de lis, qui disparurent en 1830.En 1825, un anonyme avait fait relever, à ses frais, avecl’autorisation de l’Administration, le toit qui protégeait,jadis, les trois croix du Calvaire, ainsi que les mursqui les entouraient ; une belle grille en fer fut placée de-vant l’entrée.

Louis-Philippe fit faire, spécialement pour la prome-nade, un assez grand nombre de nouvelles routes, entout cent kilomètres, qui coûtèrent 140,000 francs. Nousciterons, parmi les principales : la route du Roi, sur leMont-Pierreux, ouverte en 1831 ; divers tronçons de che-mins, percés dans le canton des Ventes-Alexandre, pourfaciliter l’accès d’un point de vue, d’où l’on embrassaitl’ensemble d’un camp de onze mille hommes, assis, en1839, dans les plaines d’Arbonne, Macherin, Saint-Mar-tin et Fleury, sous le commandement supérieur de M. leduc de Nemours; une route qui suit les contours de lacrête des Monts-de-Fays, du côté des Ventes-Chapelier,jusqu’à un rond-point, tracé sur un contre-fort qui do-mine la plaine de Chailly, où un autre camp fut établiPan née suivante, et levé au bout de peu de jours; lesroutes de la Solle et d’Amélie, ouvertes en 1844; la routetournante du Cassepot. L’entretien fut confié, à partir de1832, à six ouvriers cantonniers, payés à raison de cin-quante francs par mois; mais cela ne suffisait pas, etl’ensemble de la dépense s’éleva annuellement, enmoyenne, à dix mille francs, dont plus de mille pour lespoteaux et barrières.

Jusqu’en 1835, à part un très-petit nombre, remontant

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