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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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sant absolument la chasse à tout paysan ou artisan, mitfin, définitivement, à la liberté de celle-ci, liberté dont leprincipe, du moins, avait survécu jusque-là, quoiqu apeu près annihilé par les restrictions que nous venonsde mentionner.

Les princes capétiens, qui habitaient, le plus habituel-lement, Melun, aimaient à chasser à travers les futaies,les rochers et les landes du pays de Bière, et c’est pourse livrer, plus commodément, à ce plaisir que Robertfit les premières acquisitions qui constituèrent le do-maine royal de Fontainebleau. Depuis lors, il y a bienpeu de rois de France qui ne soient venus chasser dansleufs chers déserts, comme quelques-uns disaient. C’est,d'après les anciens auteurs, surtout pour retenir les ani-maux, et les empêcher de gagner les bois limitrophesqu’on fit construire les murs qui entouraient, jadis, laforêt (voir au chapitre premier) ; peut-être, aussi, est-ce unsouverain miséricordieux au pauvre peuple qui les aurafait élever pour garantir les villages limitrophes des dé-gâts du gibier. Guillaume le Breton, qui écrivait versl’an 1220, cite les grands cerfs que l’on prenait, de sontemps, dans la forêt de Bière. Saint Louis y exerçait, fré-quemment, une meute qu’il avait ramenée d’Egypteaprès sa captivité, et d’où descendirent les fameux chiensgris, dont la race fut, si longtemps, conservée dans leséquipages royaux. Les chasses aux cerfs avaient lieu auxapproches du printemps ; l’hiver, c’était le tour du san-glier ; au carême, du lièvre ; sans préjudice de la chasseau vol, qui devait être encore en si grande vogue pendantbien des années. Plusieurs auteurs anciens racontent quePhilippe le Bel, poursuivant un sanglier dans la forêt deBière, fut renversé par son cheval, qu’avait blessé labête noire, et fut transporté au château de Fontainebleau,où il mourut, le 29 novembre 1314, dans la chambre oùil était né.

En 1285, les équipages royaux étaient ainsi composés :