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un maître de îa fauconnerie avait sous ses ordres six fau-conniers, payés, chacun, à raison de deux sols six denierspar jour, plus quatorze livres par an pour l'entretien deleurs chevaux, et autant pour l’achat de leurs robes; àpartir de 1406, ils furent tous considérés comme com-mensaux du roi ; un maître-veneur, qui recevait vingt-six sols par jour, commandait à trois veneurs, aux gagesde trois sols par jour, chacun, plus quatorze livres par anpour l’entretien des chevaux, cinq livres pour robes, etdix-sept sols,pour haches ; à un valet (fes veneurs, quitouchait dix-huit deniers par jour pour gages, quatrelivres par an pour robes, et huit livres pour son cheval ;à quatre valets de chiens, payés à raison de six denierspar jour ; et à deux archers, aux gages journaliers dedeux sols. Il n’y avait que peu de chiens, dont la nourri-ture ne coûtait qu’un denier par tête et par jour.
Ces équipages furent considérablement augmentés parles successeurs de Philippe III, et les chasses gagnèrenten luxe et en éclat. Le règne de Jean II, notamment, res-tera, à jamais, célèbre dans les fastes cynégétiques : ce mo-narque dépensait, pour son plaisir favori, des sommesénormes; on calcula que chaque cerf qu’il prenait luirevenait, au moins, à 100 livres parisis ; il paraît avoirété le premier roi de France qui ait exigé que ses veneursportassent une robe uniforme, de couleur verte.
Les équipages de chasse à courre de Charles VI secomposaient, sous un maîtrede la vénerie : de six veneurs,deux aides, un clerc, dix pages, onze valets de chiens. Ily avait quatre-vingt-douze chiens pour le cerf; huit li-miers; trente lévriers, qui servaient dans les débuchés,pour arrêter les animaux menés par la meute, particuliè-rement les loups et les bêtes noires ; quatre-vingt-dixchiens courants ; -enfin spécialement pour la chasse dusanglier, vingt-quatre chiens et huit limiers ; le toutcoûtait, annuellement, trois mille livres. Nous sommesloin de la simplicité du siècle précédent.