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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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ici, qu’un gibier factice, et il a toujours dû être rare,*aucentre de la forêt, on il ne trouve pas l’humidité qui luiest nécessaire, et les champs où il aime à aller augagnage matin et soir.

Nous en dirons autant des perdreaux gris, moins enne-mis de la sécheresse, mais qui ont encore plus besoin duvoisinage de terrains cultivés. Les élèves qu’on fit, à par-tir du règne de Louis XIV, contribuèrent, cependant, àpeupler de cette espèce, au moins les bordures de laforêt.

0liant à sa congénère, la perdrix rouge, nous avons vuquelle était complètement indigène, et à toutes lesépoques, on dut en rencontrer dans nos rochers couvertsde bruyères. Mais on sait que ces oiseaux sont très-abso-lus dans leurs exigences, qu’ils n’aiment pas à vivre troprapprochés les uns des autres, et que, quel que soit lenombre de ceux qui sont nés dans un pays, il semble n’endemeurer, jamais, que proportionnellement à la nourri-ture spéciale que la localité est susceptible de fournir auxfutures couvées.

Nous citerons encore, pour ne rien omettre : les bécasses,dont quelques couples sont, de tout temps, restés, chaqueannée, à nicher chez nous; et un petit nombre d’oiseauxd’eau, qui venaient prendre, jadis, leurs ébats sur lemarécage que formait alors la mare aux Evées.

On ne saurait parler des gibiers qui peuplent une forêtsans dii’e quelques mots de leurs ennemis intimes : car-nassiers, bêtes puantes, oiseaux de proie, ceux, en unmot, que le chasseur confond sous le nom uniforme d’a-nimaux nuisibles, et- qui sont loin de l’être, d’une ma-nière absolue, car tous ont un rôle utile ici-bas : tel quimange les faisans et leurs œufs, les lièvres, les lapins, lesperdrix, etc., dévore aussi les mulots, les loirs, les cam-pagnols, si grands destructeurs de semences et de jeunesliants, sans parler des insectes. Mais à Fontainebleau, oùen même temps que le bois on a toujours cultivé le