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blaireau, 50 centimes pour une fouine ou un putois, 25centimes pour un chat, une belette, un hérisson ou unoiseau de proie, et 10 centimes pour une pie, un geai ouune corneille; le total des sommes payées s’éleva, enmoyenne, à cinq cents francs par an. Pendant la deuxièmeRépublique, l’administration des forêts de l’État ne pritaucune mesure contre les animaux nuisibles. En 1853,on revint aux anciens errements, et le tarif suivant futadopté : renards ou blaireaux, en hiver, 60 centimes, enété, 90 centimes; femelles pleines, 1 franc 50 cen-^times ; jeunes, 50 centimes ; fouines, putois ou mar-tres, en hiver, 40 centimes, en été, 60 centimes;chiens errants ou hérissons, 25 centimes ; rats de faisan-derie ou loirs, 5 centimes ; oiseaux de proie, 30 centimes;pies-grièches, corbeaux ou pies, 15 centimes. On avaitd’abord compris dans la proscription, les chats-huants, leschouettes et les écureuils ; plus tard, on fit une exceptionen leur faveur. Contre tous ces ennemis, le fusil a tou-jours été insuffisant, et les gardes se servaient surtoutdes divers engins qu’on leur confiait dans ce but : c’étaitd'aboi’d le piège français , qui, suivant sa taille et son poids,saisissait par la patte, loups, blaireaux, renards, martres,putois communs, et aussi, bien souvent, les chiens queles promeneurs, peu vigilants, n’empêchaient pas de cou-rir dans les massifs; puis, le traquenard , où les mêmesbêtes étaient retenues par le cou; les putois-belettesvenaient se faire écraser sous des assommoirs, fortesplanches de chêne soulevées d’un bout par le mécanisme,si simple, que les enfants appellent quatre-chiffre, etposées, tous les cent mètres, en travers de petits routinstracés au milieu des jeunes bois; enfin les oiseaux seprenaient au piège à poteau, sorte de réduction du piègefrançais ; on l’attachait, à l’aide d’une petite chaîne, enhaut d’un solide poteau, ayant trois mètres hors de terre,et planté dans un endroit dépourvu de grands arbres, aumilieu des tirés , par exemple; les faucons, les autours,