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contrescarpe extérieure et ie chemin de ronde intérieur. Avec le système de cons-truction de cette époque, les tours et les courtines se trouvaient recouvertes debâtiments de diverses sortes ; les murailles ne furent dérasées qu’autant qu’il lefallait pour passer par-dessus, et ce n’est que très-tard que l’on en vint à démolirles parties de portes embarrassant le passage de certaines rues devenues cen-trales. Aujourd’hui encore on retrouve des portions notables de cette enceinte.Cette époque a évidemment une grande importance pour la topographie de Paris ;c’est celle dont on peut le mieux comprendre la restitution, avec les élémentspositifs que l’on possède. C’est aussi une de celles qui seront le plus intéressantesà traiter, au double point de vue de la topographie et de l’histoire. A ce moment,en effet, les Croisades obligent les seigneurs à faire argent de tout, de leursterres et de leurs droits. 11 résulte de ce fait de très-importantes modificationsdans la configuration nouvelle des propriétés urbaines, aussi bien que dans latransmission ou l’aliénation de ces mêmes propriétés. Les révolutions politiqueset topographiques des xiv e et xv e siècles en sont la conséquence.
3° Paris à l’époque de Charles V , c’est-à-dire après l’achèvement de l’enceintequi porte le nom de ce prince (t38o).
Cette époque est celle qui fait l’objet du présent plan; elle précède les dé-sastreuses années du règne de Charles VI . A partir de ce moment, les transfor-mations vont se succéder avec plus de rapidité, à mesure que les libertés commu-nales se développeront et permettront aux riches bourgeois, aux marchands, delaire montre de leurs épargnes, dans des demeures splendides qui exciteront l’en-thousiasme naïf des chroniqueurs contemporains. C’est donc, comme pour la pré-cédente époque de Philippe-Auguste , à la date de l’achèvement de la nouvelleenceinte et du château du Louvre, en i38o, que nous devons placer l’époquechoisie pour le plan cavalier que nous présentons aujourd’hui au public.
!x° Paris en i5oo, c’est-à-dire sous le règne de Louis XII et à l’aurore de laRenaissance.
C’est à ce moment que les transformations monumentales, tant civiles que reli-gieuses, s’accusent le plus nettement. On pourrait s’étonner que des dépensesconsidérables de construction aient eu lieu pendant et après les malheurs durègne de Charles VI ; cependant il faut considérer que, durant ce xv e sièclesi agité, la plupart des collèges se construisent, avec les chapelles qui en dé-