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8. Rue Saint-Landry [Paris et ses Hislor. p. 1 64 ).
9. Rue de la Colombe (ibid. p. 16Ù).
10. Le Pokt Saint-Landry P) ( ibid . p. i 64 ).
11. 11, 11. Le Cloître Notre-Dame et la rue Ciianoinesse ou du Chapitre. Cette rue avait diversnoms ; elle était ferme'e d’une porte, sur la rue de la Colombe, à l’endroit où, encore aujour-d’hui, arrive la rue des Marmousets, qui forme un petit retour d’équerre, du côté méridio-nal. On l’appelait aussi rue des Chantres, au moins dans une de ses parties.
12. Rue de la Pelleterie (ibid. p. 16Ù), et ruelle du Porl-aux-Œufs , avec la Tour RouilantouMarquefas
1 3 . Rue de la Vieille-Draperie et chapelle de Sainte-Croix; rue Saint-Pterre-des-Arsis et deGervèse-Loiiarenc (Gervais-Lawrent) < 3) (ibid. p. 1 55 et 1 63 ).
1 U. Rue de la Calendre (ibid. p. i63), et vers VOrberie, le porche Pierre-Lapie et la ruelle
Porte-Bûche^.
sous le nom de rue au chevet de Saint-Denys-de-la-Chartre. Les appellations varient selon les piècesoù on les prend ; mais le nom le plus constant estcelui de Glatigny. Les censiers sont généralementles meilleurs indicateurs.
(1) Le Port Saint-Landry est le nom appliqué àune section de la rue Saint-Landry aboutissant à laSeine . Il y avait là un port, ou lieu de décharge,avec un abreuvoir. A une époque plus ancienne, etavant la construction des ports de la rive droite,cet endroit servait de lieu de débarquement pour cequartier de la Cité. On a donné le nom de Saint-Landry à la partie de rue qui s’est appelée rued’Enfer, et qui continuait la rue des Ursins, auxvi” siècle (via inferior Portus Sancti Landerici). Lesconstructions couvrirent plus tard l’emplacementtrès-exigu de ce port. (Voir Jaillot et Sauvai.)
(2) La rue de la Pelleterie, affectée, au xn 6 siè-cle, au logement des Juifs, s’étendait de la rueSaint-Barthélemy à celle delà Lanterne, en face deSaint-Denis-de-la-Chartre. En 19.43, on la nom-mait Macra Madiana, au moins pour une section.Elle passait sur l’emplacement actuel du Palais duTribunal de Commerce. Quatre ruelles existaientdans cette rue : la première était la rue du Port-aux-CEufs, qui, comme le Port Saint-Landry, estfun des plus anciens de Paris . A l’époque qui nousoccupe, il était déjà fort rétréci. En laôgetiSga,on la nommait ruelle Jean-Notteau; en 1 3g8, ontrouve le nom de Garnier-Marcel. Toutes ces diver-gences nous confirment dans l’opinion que nousavons émise, dans la Notice qui précède, au sujetdes noms de rues. Près de la rivière et sous unegrande maison, existait un passage touchant à unetour appelée Tour Marquefas, et ensuite Tour Roul-lant ( 1392 ). Cette tour faisait partie des anciens
murs bordant la Seine . ( Voir Jaillot et les censiersde Saint-Eloi.)
(3) La rue de la Vieille-Draperie allait de la ruede la Barillerie à celle de la Juiverie; elle suivaitla direction de la rue de Constantine, entre le Pa-lais de Justice et la rue de la Cité. Elle est entiè-rement détruite. Les Juifs y habitaient en n83,année où Philippe-Auguste les chassa. En 1293 , ontrouve la Draperie; en 1 3 1 3, la Viez-Draperie; eni3oo ,la Verrerie. (VoirJaillot.) En i38o,iaruesi-tuée en face du cul-de-sac de Saint-Barthélemy (ruedes Counlouagners, fermée en 1 3 1 5) s’appelait, àcet endroit, la Chaussée du Roi. En effet, ce pou-vait être par cette voie que les rois allaient à leurparoisse. (Jaillot et Sauvai; Cart. S. Magloire.)
La rue Sainle-Croix (viculus Sanctæ Crucis) con-duisait à la chapelle de ce nom, qui était très-an-cienne et fut érigée en paroisse.
La rue Saint-Pierre-des-Arsis (que Jaillot écritArcis) contournait l’église de ce nom, située der-rière Saint-Barthélemy . Elle fut rebâtie en î/jg/i.(Voir Jaillot, Sauvai, Le Beufet de Valois.) Nous écri-vons Arsis, en suivant l’étymologie de ars, ardents.
La rue Gervese-Loharenc (par corruption Ger-vais-Laurent) allait, en faisant un coude, de la ruede la Lanterne à celle de la Vieille-Draperie; ellepassait devant Saint-Pierre-des-Arsis. Au xm° siècle(Cens. S. Cenov.), on la nomme vieux Gervasii Loo-raiuli, Loharrens, el, en 1 3 1 3 , nie Gervese-Lorens.Le dernier nom paraît dériver de Lotharingiœ : Ger-vèse ou Gev'iaxsrlc-Lorrain.
m O 11 croit, avec quelque raison, que la rue dela Calendre 11 ’a porté ce nom que depuis le milieudu xiu° siècle; elle allait de là rue de la Barillerie àla rue de la Cité, et séparait les tronçons de cetterue, nommés le Marché-Palu et la Juiverie. Elle