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LÉGENDE DU PLAN.
1 5 . Rxie de la Grande-Orberie ou du Marché-Natif ^ [Paris et ses Histor. p. i 63 ).
16. Rue aux Fèves, et Saint-Macias ou Martial, et la ruelle Cour ou Four-Basset ® ( ibid.
p. 162 et 157).
17. Rue de la Ganterie ou de Saint-Éloy, avec le Prieuré Saint-Éloy® [ibid. p. i 63 et 157).
18. Rue de la Barillerie [ibid. p. i 63 ). C’est la rue qui longeait la façade orientale du Palais.
19. Rue de Saint-Barthélemy . C’était le prolongement de la rue de la Barillerie, vers le Pont-
au-Change.
20. Rue de l’Abreuvoir. Cette rue allait du cloître à la rivière, où un abreuvoir existait réellement.
s’appelait rue Saint-Michel, à cause de la chapellede ce nom, du côté du Palais, et, du côté de l’orient,rue de l’Herberie ou rue qui va au Marchè-Palu (lesmots Herberie ou Orberie signifiaient marché auxherbes). ■— Ce qu’on appelait vers l’Orberie, c'étaitce pâté de maisons percé par une foule de ruelleset de servitudes qui donnaient passage de la rue dela Calendre au quai de la Grande-Orberie, sur le petitbras de la Seine . Il y avait, à côté de la ruelle con-duisant à Saint-Germain-le-Yieux, une petite courqu’on nommait le Porche Pierre-Lapie, sans douteparce qu’il y avait eu là une porte couverte, ou unporche. — Quant à la ruelle Porte-Bûche, il y a euau moins deux emplacements auxquels on a donnéce nom : le premier serait un passage allant de laplace du Marché-Neuf à la rue de la Calendre, àtravers les dépendances deSaint-Germain-ie-Vieux,passage dans lequel il existait quelques degrés; lesecond, mentionné seul par M. Berty, se trouvaitdans Pilot de maisons situé du côté oriental de larue de la Juiverie, en allant à la rue de la Licorne,des Ouhlayers ou Oublieurs (fabricants de pain àchanter).
(1) Ce quai a toujours été un port ou un mar-ché. Les uns disent Herberie ou Orberie, et d’autressoutiennent que Orberie est une altération de Lor-merie, à cause des lormiers qui habitaient ce lieu.Ce marché, du reste, a dû succéder au Marché-Palu, auquel il aboutit vers l’est. (Jaillot.)
(2) La rue aux Fèves, qui faisait communiquerla rue de la Calendre avec la rue de la Vieille-Draperie, parallèlement à la grande rue de la Cité(tronçon de la Juiverie), se continuait, vers leMarché-Neuf, par le passage latéral à Saint-Ger-main-le-Vieux, et, de l’autre côté, par la ruelle deSainte-Croix. On l’appelait encore rue aux Febvres[vicus Fabrorum,propeSanctum Martialem [1260]) :ce qui pourrait bien être le vrai nom, puisqu’on saitqu’il y avait dans cette rue beaucoup de forgerons.L’îlot, dont elle formait un côté, vers l’orient, étaitpartagé en deux portions à peu près égales par une
ruelle ou passage allant à la rue de la Juiverie, etnommé Cour ou Four-Basset. Cette ruelle ou courfaisait partie d’une grande maison, dite du Chaslel,dans laquelle il y avait probablement un four,peut-être le four banal de Saint-Éloy. La partiesituée au sud de cette ruelle, jusqu a la rue de laCalendre, était un amas de petites maisons enche-vêtrées les unes dans les autres et communiquantpar des servitudes. Vis-à-vis de la ruelle, du côté deSaint-Éloy, se trouvait l’église Saint-Martial [Ma-cyal ou Macias ), à côté de laquelle existait un petitpassage communiquant à Saint-Éloy, ou au porchede ce prieuré, dont Saint-Martial même paraît avoirété un démembrement. On a donné aussi à unepartie de ce cul-de-sac, ou petite place, le nom dePorche Pierre-Lapie. Ces différences d’attributionsde noms viennent du peu de clarté des censiers.dont les rédacteurs ne songeaient pas à être plusexplicites, car tout le monde était alors bien au cou-rant de la situation de ces ruelles. Une remarque àfaire sur ces passages, qui ont toujours existé dansles vieux quartiers de Paris , et cju’on retrouve encoreen usage dans les quartiers du Temple et des Ar-cis, c’est qu’ils se plaçaient presque toujours boutà bout, et offraient des communications très-facilesaux habitants de ces îlots.
(3) Cette rue portait plusieurs noms; elle tra-versait en zigzag l’îlot du prieuré de Saint-Éloy,centre de la Cité. Du côté de la rue de la Calendre,on la nommait rue de la Ganterie; au premier re-tour d’équerre, c’était la rue de l’Étoile, à caused’une grande maison placée dans le coin; au che-vet de Saint-Éloy, c’était la rue de la Savaterie[Cavateria ); puis enfin, à son débouché dans la ruede la Vieille-Draperie, on l’appelait rue Saint-Eloy,parce que, en effet, elle conduisait à cette église.A l’époque du présent plan, ce prieuré était très-riche et très-ancien. La ceinture du monastèreétait limitée par les rues de la Barillerie, de laCalendre, aux Fèves et de la Vieille-Draperie.(Voir Le Beuf, Jaillot, Sauvai et les Cartulaires .)