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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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LEGENDE DU PLAN. A 3

j. LHôtel de Cramault, rue Hautefeuille (section de la Barre), entre les rues Poupée et Percée.

k. LHôtel de Fescajip, rue Hautefeuille, entre la rue Percée et de la Serpente (Serpente).

]. LHôtel de Miraulmont, rue Hautefeuille, entre la rue Serpente et celle des Deux-Portes,ni. LHôtel dAligre ou dAlègre. rue Hautefeuille ( Vieille-Plâlrière ), vers la rue des Deux-Portes (1 L

n. Les Écoles de Picardie, rue du Fouarre! 2 ), et les autres écoles.

o. LÉcole de Médecine et lHôtel dIlliers, rues de la Bùcherie et des Rats ( 3 h

p. La Tournelle et la Porte Saint-Bernard, sur la Seine , tenant à lenceinte de Philippe-

Auguste ( 4 h

q. La Porte Saint-Victor (Paris et ses Histor. p. 221), appartenant à lenceinte de Philippe-

Auguste ! 5) .

r. La Porte Bordelle, conduisant au bourg Saint-Marcel (ibid. p. 231).s La Porte Papale, de Sainte-Geneviève, murée.

I. La Porte Saint-Jacques! 6 ) (ibid. p. 222).

dépendances et passages se trouvaient du côté de larue Hautefeuille. Cest de larchevêque de Reims quecet hôtel lirait son nom. Tout cet emplacement setrouve compris aujourdhui entre la rue du Jardinetet lÉcole de Me'decine. Un passage public existeencore, du coin de la rue Mignon à la rue Haute-feuille, dans les anciennes cours de cet hôtel divisé.

(1) Lhôtel dAligre ou dAlègre occupait unepartie delîlot qui va jusqu a la rue Pierre-Sarrazin,ainsi appelée dès le xiii* siècle. Il était voisin dunancien cimetière des Juifs, qui longeait la rue, der-rière les maisons de la rue de la Harpe. Ces pro-priétés étaient depuis longtemps établies sur dan-ciennes substruclions romaines, tenant au palais desThermes ou à dautres palais voisins, dont les ves-tiges ont été étudiés de nos jours.

<s> Les écoles de la nation de Picardie se trouvaientà peu près au milieu de la rue du Foliaire, ados-sées à la grande propriété donnant dans la rue desRats, et quon appelle aujourdhui lhôtel Colbert.A cette époque, une ruelle, ou plutôt un passage,faisait communiquer les rues du Fouarre et desRats. A cote de ce passage, étaient les grandesécoles de la nation dAngleterre, et, de lautre côtédu passage, se trouvaient dautres écoles après les-quelles, vers la rue de la Bùcherie, 011 voyait lesécoles particulières à la nation de Normandie . Au-jourd'hui, ces maisons ont été rebâties et portent lescaractères de larchitecture des xmi" et xyiiP siècles.

( 3 > Lancienne Ecole de Médecine faisait partie delune des écoles de la rue du Fouarre; en i 38 o,cette Faculté, sans doute, ne sétait pas séparée desautres arts. Les maisons lon voit encore lesbâtiments de cette école étaient donc, comme lesautres propriétés voisines, des constructions propresà loger les écoliers. Sur la rue des Rats (de lllôtel-

Colberi) , et adossé aux écoles de la rue du Fouarre,on voyait un hôtel, qui porta dabord le 110m dIl-liers, puis qui appartint à lévêque de Chartres . Ilétait limité par la ruelle des Ecoles, dont nousavons parlé plus haut.

(4) La Tournelle était une tour bâtie au bord dela Seine , et reliée à la porte Saint-Bernard, formantde ce côté la tête du mur denceinte de Philippe-Auguste. On y attachait une grosse chaîne, destinéeà fermer la rivière, et qui allait jusquà une autretour, nommée Loriaux ou Loriot, placée dans fileNotre-Dame , au bord du canal transversal. De cepoint, la chaîne allait se terminer, à travers le petitbras du fleuve, à la tour Barbeau. Il y avait, à laporte Saint-Bernard, deux tours, un pont-levis et.naturellement, un fossé. Quant à lenceinte de Phi-lippe-Auguste, restaurée par Charles V , il importede faire remarquer que tout dabord les tours,portes et courtines furent réparées, et les fossés re-creusés partout ; que les chemins de ronde intérieuret extérieur furent rendus libres au passage dessoldats, et remis parfaitement en état de défense.

(5) La porte Saint-Victor se composait de deuxtours rondes à lextérieur et formant une façadecarrée à lintérieur, de manière à ménager un oudeux postes dans les massifs latéraux. Elle est par-tout représentée avec une seule grande porte ; nouslavons indiquée de même, mais en accusant logive,que les dessinateurs de la Renaissance et les autresont changée en un plein cintre. En démolissant,il y a quelque temps, les restes de cette porte pourexécuter le percement dune nouvelle rue, à traversla montagne Sainte-Geneviève, on a retrouvé denotables vestiges de ses substruclions.

(6) La porte Saint-Jacques, bâtie sur le modèlede toutes celles de Philippe-Auguste , fut réparée

G.