LEGENDE DU PLAN. A 3
j. L’Hôtel de Cramault, rue Hautefeuille (section de la Barre), entre les rues Poupée et Percée.
k. L’Hôtel de Fescajip, rue Hautefeuille, entre la rue Percée et de la Serpente (Serpente).
]. L’Hôtel de Miraulmont, rue Hautefeuille, entre la rue Serpente et celle des Deux-Portes,ni. L’Hôtel d’Aligre ou d’Alègre. rue Hautefeuille ( Vieille-Plâlrière ), vers la rue des Deux-Portes (1 L
n. Les Écoles de Picardie, rue du Fouarre! 2 ), et les autres écoles.
o. L’École de Médecine et l’Hôtel d’Illiers, rues de la Bùcherie et des Rats ( 3 h
p. La Tournelle et la Porte Saint-Bernard, sur la Seine , tenant à l’enceinte de Philippe-
Auguste ( 4 h
q. La Porte Saint-Victor (Paris et ses Histor. p. 221), appartenant à l’enceinte de Philippe-
Auguste ! 5) .
r. La Porte Bordelle, conduisant au bourg Saint-Marcel (ibid. p. 231).s La Porte Papale, de Sainte-Geneviève, murée.
I. La Porte Saint-Jacques! 6 ) (ibid. p. 222).
dépendances et passages se trouvaient du côté de larue Hautefeuille. C’est de l’archevêque de Reims quecet hôtel lirait son nom. — Tout cet emplacement setrouve compris aujourd’hui entre la rue du Jardinetet l’École de Me'decine. Un passage public existeencore, du coin de la rue Mignon à la rue Haute-feuille, dans les anciennes cours de cet hôtel divisé.
(1) L’hôtel d’Aligre ou d’Alègre occupait unepartie del’îlot qui va jusqu a la rue Pierre-Sarrazin,ainsi appelée dès le xiii* siècle. Il était voisin d’unancien cimetière des Juifs, qui longeait la rue, der-rière les maisons de la rue de la Harpe. Ces pro-priétés étaient depuis longtemps établies sur d’an-ciennes substruclions romaines, tenant au palais desThermes ou à d’autres palais voisins, dont les ves-tiges ont été étudiés de nos jours.
<s> Les écoles de la nation de Picardie se trouvaientà peu près au milieu de la rue du Foliaire, ados-sées à la grande propriété donnant dans la rue desRats, et qu’on appelle aujourd’hui l’hôtel Colbert.A cette époque, une ruelle, ou plutôt un passage,faisait communiquer les rues du Fouarre et desRats. A cote de ce passage, étaient les grandesécoles de la nation d’Angleterre, et, de l’autre côtédu passage, se trouvaient d’autres écoles après les-quelles, vers la rue de la Bùcherie, 011 voyait lesécoles particulières à la nation de Normandie . Au-jourd'hui, ces maisons ont été rebâties et portent lescaractères de l’architecture des xmi" et xyiiP siècles.
( 3 > L’ancienne Ecole de Médecine faisait partie del’une des écoles de la rue du Fouarre; en i 38 o,cette Faculté, sans doute, ne s’était pas séparée desautres arts. Les maisons où l’on voit encore lesbâtiments de cette école étaient donc, comme lesautres propriétés voisines, des constructions propresà loger les écoliers. Sur la rue des Rats (de l’llôtel-
Colberi) , et adossé aux écoles de la rue du Fouarre,on voyait un hôtel, qui porta d’abord le 110m d’Il-liers, puis qui appartint à l’évêque de Chartres . Ilétait limité par la ruelle des Ecoles, dont nousavons parlé plus haut.
(4) La Tournelle était une tour bâtie au bord dela Seine , et reliée à la porte Saint-Bernard, formantde ce côté la tête du mur d’enceinte de Philippe-Auguste. On y attachait une grosse chaîne, destinéeà fermer la rivière, et qui allait jusqu’à une autretour, nommée Loriaux ou Loriot, placée dans fileNotre-Dame , au bord du canal transversal. De cepoint, la chaîne allait se terminer, à travers le petitbras du fleuve, à la tour Barbeau. Il y avait, à laporte Saint-Bernard, deux tours, un pont-levis et.naturellement, un fossé. Quant à l’enceinte de Phi-lippe-Auguste, restaurée par Charles V , il importede faire remarquer que tout d’abord les tours,portes et courtines furent réparées, et les fossés re-creusés partout ; que les chemins de ronde intérieuret extérieur furent rendus libres au passage dessoldats, et remis parfaitement en état de défense.
(5) La porte Saint-Victor se composait de deuxtours rondes à l’extérieur et formant une façadecarrée à l’intérieur, de manière à ménager un oudeux postes dans les massifs latéraux. Elle est par-tout représentée avec une seule grande porte ; nousl’avons indiquée de même, mais en accusant l’ogive,que les dessinateurs de la Renaissance et les autresont changée en un plein cintre. En démolissant,il y a quelque temps, les restes de cette porte pourexécuter le percement d’une nouvelle rue, à traversla montagne Sainte-Geneviève, on a retrouvé denotables vestiges de ses substruclions.
(6) La porte Saint-Jacques, bâtie sur le modèlede toutes celles de Philippe-Auguste , fut réparée
G.