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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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PARIS EN 1 380.

Mi

u. Lancien Parloir-aüx-Bourgeois, derrière les Jacobins, sur la muraille de la Ville (1 b

v. La Porte Gibart ou de Saint-Michel ( Paris el ses Histor. p. 222), à lextrémité de la rue de

la Harpe.

x. La Porte de Saint-Germain ou de lAbbaye (ibid. p. 223 ), à la rue des Cordeliers ou des

Boucheries, du côté de lAbbaye.

y. La Porte de Buci, à la rue Saint-André-des-Arts ( 2 b

z. z, z. Enceinte de Philippe-Auguste et fossés du roi Jean®.

2° RUES.

1. Rue du Petit-Pont et le Petit CiiÂtelet

sous Charles V , et peut-être reconstruite en partie.Ce nest cpie plus tard que ses ouvrages avancésfurent augmentés dune sorte de réduit crénelé, quiformait une place darmes en avant du pont-levis,ayant ses côtés protégés par une escarpe.

Le Parbir-aux-Bourgeois était une singulièreconstruction, de forme rectangulaire, placée ensaillie sur le nu de la courtine et tout proche dunetour de lenceinte, à lendroit la direction de cemur sinfléchissait jusquà la porte Gibart ou Saint-Michel. Ce parloir avait son étage habitable fortélevé au-dessus des fossés. 11 servit aux assembléesdes membres du Bureau de la Ville, qui nen aban-donnèrent jamais entièrement la propriété. La jouis-sance seule fut accordée aux Jacobins.

(!) La forte de Buci ou Bussy se trouvait à lex-trémité de la rue Saint-André-des-Arts, vis-à-visle passage actuel du Commerce, el au coin occi-dental de la rue Contrescarpe-Saint-André. Le pas-sage du Commerce suit très-exactement le pied destours et courtines de lenceinte, depuis la rue Saint-André jusquà celle de lÉcolo-de-Médecine, lafontaine actuelle indique lemplacement de la porteSaint-Germain. Auprès de la grille de la cour deRouen , ou Rohan, qui conduit à la rue du Jardinet,on voit encore une tour de lenceinte, dans latelierdun serrurier, et, dans la petite cour derrière, lapartie droite de cette tour, avec sa moulure en quart-de-rond. Elle peut avoir encore h mètres de hau-teur au-dessus du sol. Il est probable quil y avait,en i38o, une poterne ou porte de communicationà cet endroit, et il est présumable aussi quelle étaitsujette à être fermée à la première réquisition desautorités militaires. Nous développerons ailleurs( Topogr. hist. du Vieux Pans ) toutes les questionssoulevées par ces faits, et nous espérons démontrerque, au xviii' siècle, les intérêts privés ont cherchétrop souvent à obscurcir des choses très-claires ettrès-justes.

(3) Toute la partie de lenceinte de Philippe-Au-guste qui entoure lUniversilé, de la Tournelle àla tour de Nesle, existait à lépoque Charles V ordonna de bâtir la nouvelle enceinte. Mais il nyeut lieu quà des réparations ou à quelques recons-tructions partielles, du côté de la rive gauche ; ondut refaire les terrasses et les toitures des portes,boucher les perluis et les poternes jugés inutiles ounuisibles à la défense, rétablir la libre circulationsur le chemin de rondo intérieur, et réparer lesdegrés de la courtine, enfin recreuser et régler lestalus des fossés et leur contrescarpe. Comme onsait que le travail commença par la partie neuve eturgente, celle de la rive droite, et que lenceintene fut pas terminée avant i383 ou 1 38 h, il est àcroire que ce furent les réparations de la vieille en-ceinte de la rive gauche, et, plus particulièrement,la portion regardant le bourg Saint-Germain, qui de-meurèrent inachevées. Cest ce que nous avons vouluindiquer par létat des murailles de cette partie.

m La rue du Petit-Pont sétend de la rue de laHuchette à la rue Saint-Séverin et à la rue Galande.Cest, à proprement parler, le commencement dela rue Saint-Jacques. En i38o, elle nétait pas ali-gnée à la largeur quon lui a donnée plus tard. LePetit Châtelet occupait toute la place du Petit-Pont,et ses talus plongeaient dans la Seine . Il est clairquon avait, en tout temps, cherché à assurer lesberges de cette partie du lleuve, qui donnait unpassage facile à la Cité. Une porte voûtée souvraitsous le centre du Châtelet, contre lequel venaientsappuyer les maisons qui bordaient la rive dulleuve. La Grosse-Tour était du côté daval, et àcôté existait une ruelle conduisant à une boucherie,dont les étaux et sans doute la tuerie se trouvaientsur la berge de la Seine . Du côté damont, il y avaitdes constructions assez vastes, sétendant jusquàla ruelle Maître-Pierre, laquelle menait au lleuveet servait de puisoir ( pucheau ), ou dabreuvoir.