Mi
u. L’ancien Parloir-aüx-Bourgeois, derrière les Jacobins, sur la muraille de la Ville (1 b
v. La Porte Gibart ou de Saint-Michel ( Paris el ses Histor. p. 222), à l’extrémité de la rue de
la Harpe.
x. La Porte de Saint-Germain ou de l’Abbaye (ibid. p. 223 ), à la rue des Cordeliers ou des
Boucheries, du côté de l’Abbaye.
y. La Porte de Buci, à la rue Saint-André-des-Arts ( 2 b
z. z, z. Enceinte de Philippe-Auguste et fossés du roi Jean®.
2° RUES.
1. Rue du Petit-Pont et le Petit CiiÂtelet
sous Charles V , et peut-être reconstruite en partie.Ce n’est cpie plus tard que ses ouvrages avancésfurent augmentés d’une sorte de réduit crénelé, quiformait une place d’armes en avant du pont-levis,ayant ses côtés protégés par une escarpe.
Le Parbir-aux-Bourgeois était une singulièreconstruction, de forme rectangulaire, placée ensaillie sur le nu de la courtine et tout proche d’unetour de l’enceinte, à l’endroit où la direction de cemur s’infléchissait jusqu’à la porte Gibart ou Saint-Michel. Ce parloir avait son étage habitable fortélevé au-dessus des fossés. 11 servit aux assembléesdes membres du Bureau de la Ville, qui n’en aban-donnèrent jamais entièrement la propriété. La jouis-sance seule fut accordée aux Jacobins.
(!) La forte de Buci ou Bussy se trouvait à l’ex-trémité de la rue Saint-André-des-Arts, vis-à-visle passage actuel du Commerce, el au coin occi-dental de la rue Contrescarpe-Saint-André. Le pas-sage du Commerce suit très-exactement le pied destours et courtines de l’enceinte, depuis la rue Saint-André jusqu’à celle de l’Écolo-de-Médecine, où lafontaine actuelle indique l’emplacement de la porteSaint-Germain. Auprès de la grille de la cour deRouen , ou Rohan, qui conduit à la rue du Jardinet,on voit encore une tour de l’enceinte, dans l’atelierd’un serrurier, et, dans la petite cour derrière, lapartie droite de cette tour, avec sa moulure en quart-de-rond. Elle peut avoir encore h mètres de hau-teur au-dessus du sol. Il est probable qu’il y avait,en i38o, une poterne ou porte de communicationà cet endroit, et il est présumable aussi qu’elle étaitsujette à être fermée à la première réquisition desautorités militaires. Nous développerons ailleurs( Topogr. hist. du Vieux Pans ) toutes les questionssoulevées par ces faits, et nous espérons démontrerque, au xviii' siècle, les intérêts privés ont cherchétrop souvent à obscurcir des choses très-claires ettrès-justes.
(3) Toute la partie de l’enceinte de Philippe-Au-guste qui entoure l’Universilé, de la Tournelle àla tour de Nesle, existait à l’époque où Charles V ordonna de bâtir la nouvelle enceinte. Mais il n’yeut lieu qu’à des réparations ou à quelques recons-tructions partielles, du côté de la rive gauche ; ondut refaire les terrasses et les toitures des portes,boucher les perluis et les poternes jugés inutiles ounuisibles à la défense, rétablir la libre circulationsur le chemin de rondo intérieur, et réparer lesdegrés de la courtine, enfin recreuser et régler lestalus des fossés et leur contrescarpe. Comme onsait que le travail commença par la partie neuve eturgente, celle de la rive droite, et que l’enceintene fut pas terminée avant i383 ou 1 38 h, il est àcroire que ce furent les réparations de la vieille en-ceinte de la rive gauche, et, plus particulièrement,la portion regardant le bourg Saint-Germain, qui de-meurèrent inachevées. C’est ce que nous avons vouluindiquer par l’état des murailles de cette partie.
m La rue du Petit-Pont s’étend de la rue de laHuchette à la rue Saint-Séverin et à la rue Galande.C’est, à proprement parler, le commencement dela rue Saint-Jacques. En i38o, elle n’était pas ali-gnée à la largeur qu’on lui a donnée plus tard. LePetit Châtelet occupait toute la place du Petit-Pont,et ses talus plongeaient dans la Seine . Il est clairqu’on avait, en tout temps, cherché à assurer lesberges de cette partie du lleuve, qui donnait unpassage facile à la Cité. Une porte voûtée s’ouvraitsous le centre du Châtelet, contre lequel venaients’appuyer les maisons qui bordaient la rive dulleuve. La Grosse-Tour était du côté d’aval, et àcôté existait une ruelle conduisant à une boucherie,dont les étaux et sans doute la tuerie se trouvaientsur la berge de la Seine . Du côté d’amont, il y avaitdes constructions assez vastes, s’étendant jusqu’àla ruelle Maître-Pierre, laquelle menait au lleuveet servait de puisoir ( puch’eau ), ou d’abreuvoir.