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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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LÉGENDE DU PLAN.

2. La Grande Rue Saint-Jacques ( Paris et ses Histor. p. 176), ou rue Saint-Benoît P).

3 . Rue des Grez, ou rue Tiiorel (ibid. p. 178).h. Rue de la Bôcherie (ibid. p. 182).

5. Rue des Degrés et le Port-aux-Tripes, de la rue de la Bûcberie à la Seine , en prolonge-

ment de la rue du Fouarre®.

6. Rue des Raz (ibid. p. 182) ou des Rats, aujourdhui de lHôtel-Colbert, allant de la rue

Galande à celle de la Rûcherie et au quai.

7. Rue du Feurre (ibid. p. 182), ou du Fouarre, et les Écoles®.

8. Rue de Saint-Julien-le-Pauvre (ibid. p. 182).

9. Rue de Garlande, ou Galande® (ibid. p. 182, de la Calandre).

(1) La GrandeRue Saint-Jacques, ou Saint-Benoit,sétendait réellement du Petit-Pont à la porte Saint-Jacques, entre les rues Soufïlot et des Fossés-Saint-Jacques; elle avait divers noms, selon le tronçonquon voulait désigner. De la Seine à Saint-Séverin,cétait la rue du Petit-Pont; de Saint-Séverin àSaint-Yves, elle sappelait la Grant Rue oultre Petit-Pont; des Malhurins à la rue du Cimetière-Saint-Benoît, elle prit le nom de Grant Rue Saint-Benoît;de ce point à la rue des Cordiers, on la nommaitGrant Rue Saint-Jacques, et, jusquà la porte, ruedes Grez.

Mais, comme nous lavons dit ailleurs, ces dé-nominations navaient rien de fixe ; les censiers va-rient très-souvent et emploient indifféremment lunou lautre nom. Souvent même on remarque, pourle même lieu, deux noms différents, à cause de lasituation des bâtiments ou des entrées sur diversesrues. Les hôtels un peu vastes ont souvent souffertde ces altérations dans la désignation écrite, et cesvariations ont causé des erreurs. Il est difficile dedéterminer bien exactement la disposition de cer-taines parcelles, en i38o, à cause de la différencede désignation.

Au xn e siècle, la rue Saint-Jacques navait pasde nom particulier : cétait la Grande Rue ( ViensMagnus, Major Vicus). Au siècle suivant, on com-mença à lui donner les noms des églises qui enétaient proches : vicus Sancli Jacobi Prœdicatorum,vicus Sancti Stephani de Gressibus, vicus prope Sanc-tion Benediclum le Bestournet, vicus ad caput eccle-siœ Sancti Severini, etc. Il est à remarquer que cettegrande rue, dans tout son parcours, ne laisse voiraucun édifice public ou particulier; sauf la cha-pelle Saint-Yves et les couvents de la porte Saint-Jacques, tout est bordé de maisons de produit quise serrent contre les collèges, les églises, les hôtelseL les couvents qui occupent les îlots.

m Les eaux et immondices allaient à la Seine

par la ruelle des Petits-Degrés, qui, sans doute,était couverte en partie et prit le nom de Trou Pu-nais ou du Lion Plignais.

(3) Toute cette partie de la rue du Fouarre etles lieux adjacents étaient occupés par les écoles dela Faculté des Arts . Outre les écoles du côté orien-tal, dont nous avons parlé ci-devant (Ecoles de Pi-cardie) , le côté occidental avait, à partir de la rueGalande, les écoles de France , grandes et petites,les grandes écoles de Normandie , les écoles de Pi-cardie et celles dAngleterre, outre celles du côtéoriental. Cette rue était fermée à ses deux extré-mités , pour que les écoliers fussent tout à fait chezeux. Ce quartier faisait partie du clos Mauvoisin oude Garlande. Il est probable quil ne fut percé etbâti quau commencement du im' siècle. Cepen-dant il ne faut pas en inférer quil ny avait aucunemaison avant cette époque ; il est probable, au con-traire , que les rues qui lentouraient étaient bâties.comme tous les autres clos de ce quartier. Celui-ciavait linconvénient dêtre souvent inondé, lors descrues de la Seine . Mais, si près de la place Mau-ber t, il a se peupler de très-bonne heure.Nous expliquerons ailleurs les raisons qui firentplacer les écoles des Arliens clans ce quartier etproche Saint-Julien.

m La seigneurie de Garlande, dès le xi e siècle,comprenait le clos Mauvoisin, qui originairementavait appartenu à labbaye de Sainte-Geneviève. Larue Galande et celle des Trois-Portes, avec la ruelleJacinthe, qui, toutes trois, conservent encore leurnom, ont été tracées et percées au commencementdu xiii° siècle. II y avait, à cette même époque,un cimetière destiné aux Juifs, avec une maisonqui en fermait lentrée. Ce terrain était aux droitsdes chanoines de Saint-Agnan, dans la Cité. La ruea conservé encore une grande partie de ses maisonsanciennes ; lîlot, compris entre les rues des Anglais ,Saint-Jacques , du Plâtre (aujourdhui Bornai) et