LEGENDE DU PLAN.
53
P. Saint-Jacques-de-l’Hôpital P) ( Paris et ses Ilistor. p. i 91).
Q. Sainte-Catherine, chapelle, au coin des rues des Lombards et Saint-Denis.
R. Saint-Jacques-la-Bouoiierie , église (ibid. p. 1 83 ).
S. Saint-Leufuoy, chapelle, près du Grand-Châtelet, entre le quai et la Grande-Boucherie.
T. Satnt-Merry ou Saint-Médéric (ibid. p. 18 3 ), et I’Arciiet Saint-Merry ® (ibid. p. 109).
niquait avec la rue Saint-Denis par un passage, etavec la rue Quincainpoix par le cul-de-sac de Ve nise . Avant le xin° siècle, les religieux de Saint-Magloire, établis dans la Cité, possédaient en cetendroit une chapelle sous l’invocation de Saint-Georges, et un cimetière. Ils avaient aussi leurprison particulière. L’église du chapitre du Saint-Sépulcre, contiguë aux murs du jardin de Saint-Magloire, avait été bâtie en 1 3 2G. Elle fut fondéeavec l’argent destiné à une croisade projetée. Leportail était de la fin du xiv e siècle.
Saint-Jacques-de-l’Hôpital a été fondé vers1 3 1 5 , dans la rue Mauconseil, au coin de la rueSaint-Denis. Cet asile était destiné aux pèlerins deSaint-Jacques-de-Compostelle , lieu de pèlerinagefort en vogue à celle époque.
:2) L’église Saint-Jacqucs-de-la-Boucherie étaitsituée au coin de la rue des Arcis et de celle desEcrivains. Il existait une chapelle en cet endroitdepuis un temps très-éloigné. Saint-Martin-des-Cliamps avait des droits, pour une partie, surSaint-Jacques , mais seulement depuis le xi° siècle.Elle avait été rebâtie et agrandie au xm' siècle, etsurtout au xv'. La tour, qui a été conservée, setrouvait au côté méridional de l’église; elle futachevée sous le règne de François 1 ", ainsi que leportail principal.
<3) Cette église, de fondation très-ancienne, estsituée dans la rue Saint-Martin, au coin de la ruede la Verrerie, qui, autrefois, formait la limite dela section de la rue des Arcis. Cette église étaitentourée d’une rue qui dépendait de la cure, et quis’appelle encore rue du Cloître-Saint-Merry. L’édi-fice fut reconstruit et agrandi vers le xm' siècle;celui que nous voyons aujourd’hui est l’œuvre duxvC (i 52 o). Le cloître comprenait, vers 1 383 ,toutes les maisons des îlots qui l’entourent aujour-d’hui, notamment les ruelles Brisemiche et Taille-pain. Du côté de la rue Saint-Martin existaientune porte et une barrière, d’où le nom de Barre-Saint-Merry. Les chanoines de cette église y avaientjuridiction, un tribunal, ou auditoire ( auditorium ),et une prison. Nous ferons remarquer ici quec’était un usage constant, au moyen âge, de fer-mer les cloîtres ou les clos appartenant soit à un
établissement religieux, soit à une corporation ci-vile; aussi voyons-nous, à cette époque, les cloîtresSainte-Geneviève , Saint-Germain-l’Auxerrois, Saint- Merry , la rue des Ecoles et les six ou sept rues desDeux-Portes ou des Trois-Portes, en divers quar-tiers , clos avec des portes ou des grilles. La causede ces fermetures particulières, c’était la nécessitéde se protéger, chez soi, contre les rôdeurs que leguet ne parvenait pas toujours à arrêter. Il n’y avaitrien de déshonorant, dans cet état de choses, pourles habitants des rues fermées, quoique les Juifs etles filles de joie habitassent presque toujours desrues de ce genre.
Les ruelles dont nous venons de parler, Taille-pain et Brisemiche, existent encore entre la rue duCloîtrc-Saint-Merrv et la rue Neuve : c’étaient desdégagementsducloître, des cours en quelque sorte.En i 38 o, la partie très-étroite de la rue Brisemiche,actuellement dallée, n’était point ouverte, dit Jaillot ;mais nous croyons qu’elle était toujours un passage,car l’aspect de la maison à saillie indique bien uneséparation, ou ce qu’on appelle un pied d’échelle,ayant existé avant le xvi'siècle. La partie fermée dela rue Taillepain sur le cloître a toujours porté cenom ou l’équivalent (Brise-pain, Mâche-pain, etc .);ce qui ferait penser que la distribution des vivres,par le chapitre, se faisait dans cet endroit. Le restede la rue, en retour d’équerre, et la rue Brisemiche,vers le nord, se sont toujours appelés Baillorhe,Bailleliouë, Baillehoë et Baillehoc. En 1207, on litdistinctement viens de Bay-le-Hœu, plus tard Bail-leheu, ce qui tient peut-être au mot Bailleul, quetant de localités ont conservé au nord de 1 Ile-de- France . Dans cette ruelle de Baillehoc, il y avait unlupanar autorisé, car il existe une ordonnance duroi relative au changement de domicile des femmesdébauchées qui scandalisaient les bourgeois se ren-dant aux offices.
Dans la rue Saint-Martin, à la hauteur de la rueNeuve-Saint-Merry, du côté de l’église, il existaitencore, au xv* siècle, un pilier ou pied-droit d’uneancienne porte de Paris , qu’on appelait l’ArchetSaint-Merry. On nommait généralement rue Saint-Martin près la porte Saint - Merry (vicus SanctiMartini juxta porlam Sancti Mederici) la partie de