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U. Saint-Julien-des-Ménestriers, église 0) (Paris et ses Histor. p. 185 ).
V. Saint-Nicolas-des-Ciiabips, église ® (ibîd. p. 1 85).
X. L’Abbaye de Saint-Mabtin-des-Champs [le Prioré ], hors la porte Saint-Martin® ( ibid. p. i85).
Y. Le Temple® (ibid. p. 186 ).
cette rue comprise entre ta rue Neuve-Saint-Merryet cette de la Verrerie. On sait, d’ailleurs, quec’était par tà que passait une des premières en-ceintes de Paris ; il en a été découvert des tracesprès de la rue des Lombards et derrière la placede Grève.
(1) Cette église fut fondée, vers i33o, par laConfrérie des Ménétriers ou musiciens, pour servird’hôpital aux pauvres confrères (presque toutes lescorporations avaient, à cette époque, des maisonsde ce genre, où elles traitaient honorablement leursmembres nécessiteux). Elle était située entre la ruelleappelée la Cour du More et la ruelle des Petits-Champs; son portail donnait sur la rue Saint-Mar-tin, et les maisons destinées à l’hôpital avaiententrée sur les deux ruelles. L’église n’existe plus ;mais les îlots subsistent encore, avec leur aspect dumoyen âge.
(2) Saint-Nicolas-des-Champs a toujours été voi-sin de l’abbaye de Saint-Martin; il n’en était sé-paré que par une ruelle, ou passage très-étroit, àpeu près comme Saint-Etienne-du-Mont se trouvaitplacé par rapport à l’abbaye de Sainte-Geneviève.Cette église, dont la fondation remonte très-loin,passe pour avoir été la chapelle d’un palais que leroi Robert aurait habité, dans le voisinage de Saint-Martin-des-Champs. Quelle que soit l’opinion àlaquelle on s’arrête sur ce point, un fait certain,c’est que Saint-Nicolas existait, comme paroisse,à la date de i38o, et que l’édifice avait été construitau commencement du xu° siècle. On comprend, aui-este, que l’église n’ait été érigée en paroisse quelongtemps après sa conslruction ; cet exemple estassez fréquent au moyen âge. Elle ne fut agrandiequ’après les accroissements successifs du quartier,et le prieuré de Saint-Martin ne reprit un peu d’im-portance qu’après le xi e siècle. Saint-Nicolas n’étaitdonc alors entouré que des maisons, peu nombreuses,nécessaires à son service.
(3) L'endos de Saint-Martin-des-Champs étaitcompris, à l’époque qui nous occupe, entre la voieprincipale, aujourd’hui la rue Saint-Martin, la ruedu Vertbois, au nord, la rue de la Croix et la rueFrépillon (aujourd’hui rue Voila) , à l’orient, et en-fin , au midi, la rue Aumaire ou au .Maire, qui bor-
dait les terrains de Saint-Nicolas. Ce serait dans lapartie du sud-est, occupée dernièrement encore parune sorte de marché bâti, qu’aurait pu se trouverle palais du roi Robert. L’infléchissement marquéde la rue Frépillon, à cet endroit, semblerait indi-quer la ligne séparative, comme s’élevant perpen-diculairement sur la rue Saint-Martin passant en-suite au côté droit de l’église Saint-Martin, et suivantla clôture de l’abbaye. Il ne faut pas oublier quela direction des rues dont nous parlons était éga-lement celle de la clôture particulière de l’abbaye,et qu’il y avait encore, à celte date, plus de jardinset de maisons de maraîchers que de maisons ur-baines. Ce monastère, d’abord abbaye, descendilaurang de prieuré, à la fin du xi" siècle, quand onsubstitua les religieux de Cluny aux chanoines quile desservaient auparavant. En i38o, le monastèreétait composé de l’église, du cloître y attenant etdes bâtiments de service placés sur le devant, versla rue Saint-Martin. Un grand jardin s’étendait der-rière le corps du monastère, du côté de l’orient, etles dépendances de la maison pénétraient jusquedans Paris , en franchissant la muraille.
Les enceintes que les rois faisaient construire au-tour de la capitale, tout en agrandissant le cercle decertains droits régaliens, ainsi que celui des impo-sitions et perceptions de la Ville, n’amoindrissaienten rien les droits de seigneurie directe que lesabbayes et les seigneurs exerçaient partout. Lesenvirons de Saint-Martin, du côté du monastère etdu côté du Temple, n’étaient pas encore couvertsd habitations, comme ils le furent plus tard. Ce futévidemment la construction de l’enceinte de Charles V qui amena le percement et le lotissement des dé-pendances immédiates du couvent. La plupart desbâtiments de ce monastère remontaient aux xi e etxii' siècles ; mais une partie de l’église, le réfectoireet des parties de murs doivent être attribués auxxui e et xiv e siècles.
L’égout passait au nord du monastère, sur 1 em-placement de la rue du Vertbois qu’il longeait.
(4) On ne connaît pas au juste la date de réta-blissement de l'ordre du Temple à Paris ; il estpourtant certain qu’en 11 4 7 cet ordre tint, à Paris même, un chapitre présidé par le pape Eugène III ,