il. La Porte Saint-Antoine [Paris et ses Histor. p. 224 ).
o. La Porte du Temple [ibid. p. 227).
p. La Porte Saint-Martin [ibid. p. 227).g. La Porte Saint-Denis [ibid. p. 228).
r. La Porte Montmartre [ibid. p. 2 3 o).
s. La Porte Saint-Honoré [ibid. p. 23 1).
t. t, t, t. L’Enceinte de Charles V (1 ).
u. La Tour de Bois.
v. La Tour Barreau
x. La Tour de Billy.
y. L’Ile de Javiaux [Louviers ).
z. z, z, z. L’Enceinte de Philippe-Auguste®.
avant, quelques remblais ayant servi aux approchesde cette porte. On avait déjà tenté d’élever des for-tifications durant la régence du Dauphin, au mo-ment où les Bourguignons désolaient la partieorientale des environs de Paris . L’Arsenal ne venaitpoint encore se joindre aux dépendances de la for-teresse , qui, cependant, était en état de recevoir leroi et ses magasins d’armes et de munitions, ainsique ses trésors. A ce moment, le bâtiment trans-versal de la cour intérieure n’avait pas l’importancequ’il a acquise depuis; mais il était séparé de lagrande cour, et c’est sur ce point que, plus tard,on a élevé le dernier bâtiment démoli en 1789 . —Nous ne pensons pas qu’on ait dû détruire beaucoupde maisons particulières pour dégager la Bastille;cette circonstance viendrait à l’appui de l’opinionqui affirme l’existence d’un commencement de porteet d’un point fortifié avant l’exécution du dernierplan arrêté par Charles V pour la Bastille.
(1) VEnceinte de Charles V se développe, connueon le voit, autour de la partie septentrionale dela Ville. Elle est composée d’une muraille créne-lée , flanquée d’un certain nombre de tours carrées,terrassées et crénelées, avec un fossé simple oudouble, suivant les endroits, un chemin de rondeintérieur et des degrés pour les courtines, ainsiqu’un certain nombre de portes que nous allons suc-cinctement décrire. Nous ferons observer immédia-tement que, en i38o, toutes ces constructionsétaient nouvellement achevées, et que certaines par-ties même furent terminéès seulement quelquesannées plus tard. — Après la porte Saint-Antoine,placée à gauche de la Bastille, on rencontrait, ensuivant la muraille : — la porte du Temple, avecune seule tour et un pont franchissant le doublefossé; — la porte Saint-AIarlin, flanquée de quatretourelles et avec double pont-levis; — la porte Saint-Denis
, avec des tourelles en encorbellementet un double pont-levis; elle était précédée d’unehaute chaussée maçonnée, qui donnait passage par-dessus le ruisseau des marais; — la porte Mont-martre, bâtiment carré avec tours; — la porte Saint-Honoré, avec ses cpiatre tourelles; — enfin la portede la Seine, près de la Tour de Bois, ainsi nomméeparce quelle avait, dans sa partie supérieure, deshourds de défense en bois.
De la Bastille à la pointe de l’île Louviers, alorsnommée l’île de Javiaux ou des Javiaux (terraind’alluvion), le mur d’enceinte continuait jusqu'àune ancienne tour, nommée Tour de Billy, quiparaît avoir existé en cet endroit antérieurement ilcette époque : c’était une tour de surveillance. Puis,l’enceinte revenait, en descendant la berge dufleuve, s’arrêter à la Tour Barbeau, limite de lavieille muraille de Philippe-Auguste. Dans ce par-cours , elle changeait de forme : jusqu’aux Célestins,elle était flanquée de tours carrées, semblables àcelles du reste de l’enceinte; après la poterne dece couvent, elle continuait, surmontée seulementde tourelles saillantes et en encorbellement, quifiguraient de grosses guérites. Des Célestins à laBastille, le terrain était couvert de hangars etde granges servant de dépôt à l 'artillerie de la Ville,ce terrain se nommait le Champ-au-Plâtre.
<2) La Tour Barbeau, ainsi nommée à cause duvoisinage du couvenL de ce nom, venait, en i38o.d’être réparée; elle était environnée, du côté deterre, de constructions et de logis dont la descriptionest donnée dans un acte de vente ou cession de ceterrain, ainsi que de la tour elle-même, au physi-cien Thomas de Pisan, père de Christine.
<3) A l’époque de la construction de l’enceinte deCharles V , la Ville, sur la rive droite, était encorefermée par la vieille clôture de Philippe-Auguste ,