LÉGENDE DU PLAN.
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Aa. La Porte Barbette.
Bb. Le Logis d’Orgejiont, plus tard les Tournelles ( Paris et ses Histor. p. 195 ), et l’Égout PfCe. L’Hôtel de Saint-Paul ( 2) ( ibid . p. 19A).
Dd. L’Hôtel du Roi-de-Sicile ® [ibid. p. 19Ù).
Ee. La Courtille Barbette.
El'. La Place de Grève et la Maison-aux-Piliers M (ibid. p. 197 ).
mais entourée et interceptée par des passages, desconstructions bourgeoises et religieuses. On peut lasuivre facilement, dans les cjuartiers Saint-Antoineet du Temple, où ses tours s’élevaient au milieu desjardins et des marais. A la rue Saint-Martin, sesdeux tours indiquaient l’ancienne porte, à coté deSainl-Julien-des-Ménestriers. De la rue Saint-Martinà la rue Saint-Denis, elle disparaissait pour repa-raître dans les îlots, après le cul-de-sac des Peintres.Elle avait, ensuite, pour points de repère l’hôtel deBourgogne, la poterne d’Artois, les murs et lestours des rues de Grenelle et Coquillière, la porteSaint-Honoré près de l’Oratoire, et enfin le Louvreet la tour du Coin.
(l) Le palais des Tournelles (emplacement de laplace Royale actuelle) n’existait pas en i38o ; mais011 voyait, au delà de l'égout, avec une clôture demurs à tourelles et un grand jardin, un logis ap-partenant à Pierre d'Orgemont, évêque de Paris ,qui le vendit au duc de Berry, lequel l'échangeaavec le duc d’Orléans, qui, de son côté, le céda auroi Charles VI . En i38o, l’évêque ne possédaitpoint encore le terrain, acquis plus tard des religieuxde Sainte-Catherine. Un peu plus loin que le logisd’Orgemont, se trouvait un autre hôtel, qui fut aussiabsorbé dans les Tournelles, vers îôio.
(!) L’ hôtel de Saint-Paul, appelé par Charles V l’Iioslel des grands csbaliemens, comprenait un im-mense terrain entre Saint-Paul, les Célestins, leChamp-au-Platre et la rue Saint-Antoine. Il n’étaitpoint, ainsi qu’on pourrait le croire, un palais d’unseul tenant, comme les Tuileries ouïe Louvre, maisun amas de maisons plus ou moins grandes, que leroi achetait quand l’occasion s’en présentait, et qu'ilappropriait ensuite, en laissant subsister certainesservitudes et certaines enclaves. Ainsi, du côté ducimetière Saint-Éloy. derrière l’église Saint-Paul,se trouvait, en 1 36a, l’ancien hôtel des abbés deSaint-Maur, que Charles V nomma V hôtel de laConciergerie, et qui couvrait tout le terrain entreSaint-Paul et la rue des Lions: le Roi y construisitdes logements pour plusieurs seigneurs. Il avaitacquis, en outre, alors qu’il n’était encore que dau-
phin, l’hôtel d’Étampes , qui s’étendait de la rueSaint-Antoine aux jardins de l’archevêque de Sens.Il y ajouta les hôtels de Pute-y-Muce et de Beau-treillis. On comprend que, ces hôtels n’ayant jamaisété réellement réunis, il fut facile de les aliénerdans le siècle suivant, malgré la défense expressefaite par Charles V , en i36A. La principale entréede l’hôtel Saint-Paul se trouvait du côté du quaides Célestins; mais, avec les dispositions variées,propres aux diverses parties qui composaient l’en-semble de cette immense propriété, il est indubitableque chaque hôtel particulier avait sa porte dans lesrues qui l’entouraient. La ménagerie se trouvaitdans la rue des Lions.
(3) L'hôtel du Roi-de-Sicile, qui a donné son nomà la rue, se trouvait sur l’emplacement actuel dela rue Malher ; la partie de cette voie moderne quitouche cà la rue Saint-Antoine portait le nom derue des Ballets. Charles, roi de Sicile , frère de saintLouis, habitait cet hôtel et lui a fait donner le nomqu’il a toujours porté. Le comte cTAlençon le pos-sédait en i38o. Les jardins de cet hôtel s’étendaientjusqu’à l’enceinte de Philippe-Auguste, et, plustard, on y perça une porte pour aller à la lice destournois de la culture Sainte-Catherine. Cet hôteldatait du xiiP siècle ; sur son emplacement s’élevaplus lard l’hôtel de la Force.
(,1) La place de Grève était anciennement le lieuoù se tenait le marché, ce qui, à notre avis, n’em-pêchait pas le grand marché d’approvisionnementdes Champeaux, hors les murs. On pourrait sup-poser que le roi aurait voulu supprimer cette place,car on connaît la supplique des bourgeois de cequartier au roi Louis le Jeune , pour obtenir quece lieu ne serait jamais bâti. Voici quels étaient lesmarchés de Paris : la Grève pour la Ville de larive droite, la place Maubert pour l’Université, lemarché Pain et le marché Neuf pour la Cité, etenfin le marché Saint-Germain pour le bourg del’abbaye de ce nom ; sur ces quatre places on ven-dait les denrées et l’on exécutait les criminels. Leshalles des Champeaux étaient et demeurèrent lemarché d’approvisionnement, exempt de certaines
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