Buch 
Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
Seite
61
JPEG-Download
 

61

LÉGENDE DU PLAN.

li. LHôtel de Bourgogne 6 ) ( Paris et ses Histor. p. 195).

Jj. LHôtel dArtois {ibid. p. 196).

Kk. LHôtel de Bourdon ( 2 ) {ibid. p. 19Ù).

LL LHôtel dAlençon I 3 ) [ibid. p. 1.96).

Mm. Le Couvent des Filles-Repenties, Hôtel de Bohême ( 4 L

9° RUES.

1. Rue Saint-Honoré (Paris et ses Histor. p. 2o5).

2. Les Quinze-Vingts {ibid. p. 187).

3 . Saint-Tiiomas--Louvre, église [Les collèges de Louvres] {ibid. p. 188).

(1) L'hôtel de Bourgogne et celui dArtois occu-paient, en i38o, tout le pâté de maisons comprisentre la rue Mauconseil, la rue Pavée et la rue duPetit-Lion, derrière Saint-Jacques de lHôpital. Rétait, au xm siècle, limité par lenceinte de Philippe-Auguste , et portait le nom d'Artois. La fausse porte ,dite du Comte dArtois, dans la rue du même nom(aujourdhui la partie basse de la rue Montorgueil)indique bien que lhôtel avait cette rue pour limiteoccidentale. Il fut agrandi de lautre côté, et sedéveloppa au delà du mur, quand celui-ci devintinutile, par suite de la construction de lenceinte deCharles V . Il y avait donc, en i38o, un hôtel dansMot coupé plus tard par la rue Françoise, et loncommençait alors à bâtir la partie que nous appe-lons, de préférence, hôtel de Bourgogne, partie com-prise entre la rue du Petit-Lion et celle de Maucon-seil, et, plus tard, fut élevée cette tour carréeque le percement de la rue aux Ours a récemmentmise à découvert. Lhôtel de Bourgogne fut élevésur les murs dun autre hôtel plus ancien, et enemprunta probablement quelques dispositions.

(2) Lhôtel de Bourbon ou du Petit-Bourbon exis-tait encore quand Louis XIV fit bâtir par Perrault la façade de la colonnade ; on dut donc démolir lesîlots de maison qui bordaient les rues comprisesentre le vieux palais et Samt-Germain-lAuxerrois.Sur le quai existait, dès Philippe-Auguste , un pe-tit hôtel qui sagrandit successivement en englo-bant les maisons voisines et la voirie de lÉvêque(1890). Il résulta de ces différentes acquisitionsque lhôtel de Bourbon navançait pas, en i38o,comme cela eut lieu dix ans plus tard, sur la placequi sétendait devant la porte du Louvre, près dela tour du Coin, et jusquà la Seine , parce que cetemplacement appartenait a 1 eveque. La chapellevenait à peine dêtre bâtie, mais la grande sallelétait déjà. La petite rue 11existait point encore

entre lhôtel et les autres maisons de lîlot, et lonremarquait aussi quelques enclaves, du côte de larue des Poulies. (Voir le tome I" de la Topographiehistorique du Vieux Paris.)

(3) En i38o, le grand hôtel dAlençon était diviséen deux parties, donnant lune sur la rue dAutricheet lautre sur la rue des Poulies; il avait empruntéson nom au cinquième fils de saint Louis. Quoi-quil renfermât un espace considérable, il avaitencore été plus vaste en i25o, quand le frère desaint Louis, comte de Poitiers , acheta plusieursmaisons pour lélargir. Enguerrand de Marigny leposséda aussi. Du côté du Louvre sétendait aussiune portion de cet hôtel. Vis-à-vis de lhôteldAlençon se trouvaient Yhôtel de Clèves et plusieursautres hôtels, divisés depuis, dont le détail se trouvedans le tome I" de la Topographie historique.

(4) Le couvent des Filles - Repenties ou Pénitentes(Halle au blé actuelle) était, en i38o, Yhôtel deBahaigne ou de Bohême, et devint, sous Charles VI ,la propriété du duc dOrléans. Il était limité, à cemoment, par lenceinte de Philippe-Auguste, prèsde la porte Coquillière, par la rue des Haches et larue de Nesle ou Néele, ancien nom de cet hôtel. Ony voyait une chapelle.

(5) En 1380, la rue Saint-Honoré proprementdite commençait à la porte de ce nom, appartenantà lenceinte de Philippe-Auguste, et se continuait,en traversant la seconde porte (celle de Charles V ),sous le vocable de rue du Faubourg-Saint-Honoré.Dans la partie qui sétend de lOratoire à la rue dela Ferronnerie, elle empruntait son nom à la Croixdu Tiroir ou du Trahoir; entre la rue de lArbre-Sec et celle des Prouvaires, on lappelait rue duChâleau-Fêtu. La dénomination de Croiæ-du-Trahoirétait la plus connue à lépoque dont nous nous oc-cupons; elle désignait une croix placée au milieude la rue de lArbre-Sec, à lévasement que forme