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h. Rue de d’Autriche ou d’IIaute-Riche 0) ( Paris et ses Histor. p. 2 o 5 ).
5. Rue des Poulies, de la Seine à la rue Saint-Honoré.
6. Rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, de la rue des Poulies à celle de l’Arbre-Sec,
7. La Croix-du-Trahoir ou duTirouer® (ibid. p. 2o5).
8. Rue de l’Arbre-Sec ( ibid . p. 2 o5).
9. Rue des Bourdonnais (ibid. p. 2o3) et rue Thibault-aux-Dez W (ibid. p. 20Ù).
cette voie en se perdant dans la rue Saint-Honoré,à peu près en face de la fontaine actuelle de l’Arbre-Sec.
L’appellation que la rue a conservée jusqu’à nosjours est due à l’église collégiale de Saint-Honoré,qui était située entre la rue Croix-des-Petits-Cliampset celle des Bons-Enfants, et qui occupait une partiede la cour appelée aujourd’hui Cloître Saint-Honoré.Elle remontait au xni° siècle.
IJ La rue d’Autriche, Autruche ou Osteriche,s’étendait du quai du Louvre à la rue Saint-Honoré,et comprenait ainsi l’emplacement de la rue qu’onnomme aujourd’hui de l’Oratoire. Elle longeait lesmurs de Philippe-Auguste et le côté oriental duLouvre. La proximité du château avait engagé lesgrands seigneurs à y bâtir des hôtels magnifiques.Aujourd’hui elle a disparu presque complètement;depuis que Louis XIV a fait bâtir la colonnade, iln’en reste que le tronçon portant le nom de rue del’Oratoire.
(1) A la rencontre de la rue Saint-Honoré et decelle de fArbre-Sec, qui vient du quai de l’Ecole ,on voyait une fontaine et une croix, au milieu del’évasement de la rue de l’Arbre-Sec; cet endroit,où se tenait une sorte de marché, était une desplaces de la justice de l’évêque de Paris . On adonné une foule de noms différents à cette croix, etcependant tous ont évidemment la même origine;c’est la prononciation seule qui les a déformés. Ondit Trahoir, et on l’écrit de quatre façons différentes;on dit également Tiroir, et on l’écrit aussi de di-verses manières ; en latin on écrivait : Crux Traclorii,Crux Tiralorii. Au fond de ces mots d’aspect dis-semblable, il reste toujours le sens de trahere, tirer;c’est pourquoi certains auteurs ont pensé que c’étaitle lieu où l'on écartelait les criminels; interpréta-tion qui n’a rien d’improbable. La croix a disparu;la fontaine est à l’angle de la rue Saint-Honoré.
(3> La rue des Bourdonnais commençait, en 1 38 o,à la rue de Béthisy, et finissait à la rue Saint-Honoré;elle était la continuation de la rue Thibanlt-aux-Dez, qui descend à la rivière. Dans cette rue setrouvaient plusieurs belles maisons, mais principa-
lement une, située du côté occidental, qui appar-tenait à Philippe, frère du roi Jean, lequel l’agran-dit en achetant une maison voisine, et la vendit àGuy de la Trémouille. L’hôtel ainsi composé s’éten-dait, le long de la rue de Béthisy, jusqu’à la rueTirechappe, et, sur la rue des Bourdonnais, jus-qu’à un passage ou cour qui formait sa limite. Ily avait, au coin des deux nies et vers le passage,de petites maisons en location qui faisaient partiedu fonds. C’était la maison seigneuriale des La Tré mouille . Au xv° siècle, l’hôtel fut reconstruit avecun luxe qui en fit un véritable monument. Auxvn 0 , on l’appelait la Maison de la Couronne-d’Or,à cause de son enseigne ; plus anciennement, on lanommait la Maison des Carneaux, à cause descréneaux qui couronnaient les murs de clôture. Ladisposition était à peu près semblable à celle defliôtel de Cluny .
Sur le côté oriental se trouvait, au xvi" siècle,l’hôtel de Villeroy, qui avait été formé d’une maisondu xiii 0 , avec d’autres propriétés voisines occupant,eu i 38 o, la moitié de l’espace compris entre larue de la Limace et celle des Mauvaises-Paroles.
En face de cet hôtel, sur le côté occidental de larue, il existait, en i 38 o, une sorte de cul-de-sacappelé, la Fosse aux Chiens, qui avait servi devoirie lors de la première enceinte, et qui étaitdevenu ensuite un marché aux pourceaux. (Voirdans Paris et ses Ilistor. la description qu’en donneRaoul de Presles .) Ces îlots, voisins des Halles,étaient un réseau inextricable de ruelles, de places,de culs-de-sac et de passages d’allées à travers lesmaisons. Le quartier actuel, de la rue Beaubourg àSaint-Merry , peut seul en donner une idée.
La rue Thibault - aux - Dez commence à la rueSaint-Germain-l’Auxerrois, et finit où commence larue des Bourdonnais. En i 3 i 3 , on l’écrivait ainsi,mais, plus tard, on a cherché bien loin pour y voirun nom autre que celui-ci, lecpiel est cependanttout à fait d’accord avec les habitudes du temps.D’ailleurs un compte de îayS dit : Viens Iheobakhad Talos. Cette rue allait, en descendant, jusqu’ill arclie Marion, qui la conduisait a la riviere, et