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LÉGENDE DU PLAN.
10. Rue de Saint-Germain-l’Auxerrois ( Paris et ses Histor. p. 202).
1 1. Rue des Lavandières-Sainte-Opportune (ibid. p. 202).
12. Rue des Petits-Champs P).
1 3 . Rue de Guernelle ou de Grenelle; entre deux, rue du Poilaucon ( Pélican ) < 2 >.1 h. Rue d’Orléans et Hôtel de Nesle ou Neele (ibid. p. 2o5).
1 5 . Rue des Prouvelles (ibid. p. 199).
16. Rue Coquillière, de la porte Coquillière au carrefour Saint-Euslache.
17. Rue Pagevin et du Petit-Reposoir.
18. Rue Quoqueiiéron ( Coq-Héron ) I 3 ).
19. Rue de la PlÂtrière, de la rue de Grenelle à la rue Montmartre.
20. Rue Montmartre (4) (ibid. p. 206).
91. Rue de la Comtesse-d’Artois (5) .
s’appelait, vers le xm e siècle, l’abreuvoir Thibault-aux-Dez, lorsque l’arche portant le chemin du quain’était pas encore construite. Au reste, il est à re-marquer que la rue Saint-Germam-l’Auxerrois,parallèle au cours de la rivière, était la voie qu’onsuivait habituellement ; on ne voyait sur les bergesque les mariniers et les déchargeurs. Avant le xiv'siècle, le quai n’était guère praticable pour les pié-tons et les voitures.
(1) Ce nom de Petits-Champs était appliqué dansce quartier à plusieurs rues : d’abord h celle qui vade la rue Saint-Honoré à la place des Victoires , etqui se nommait rue Croix-des-Petits-Champs, horsde l’enceinte de Philippe-Auguste; puis à la rue dela Vrillière, qui s’appelait également rue des Petits-Champs, et enfin à la rue Neme-dcs-Petits-Champs ,qui s’ouvrit plus tard et prit ce nom à mesure qu’elles’étendait. En i 38 o, cette rue s’arrêtait aux mu-railles de Charles V .
Nous croyons que ce nom de Petits-Champs ( Cam-pelli), donné alors aux terres cultivées qui s’éten-daient du Louvre au Temple, entre la Ville et laceinture de marais qui suivait le cours des ruis-seaux de Mesnilmontant et de l’égout, provenaitd’une certaine opposition de mots et d’idée entreles champs peu étendus situés en deçà du marais etles grands champs qui s’étendaient au delà. Le modede culture n’était pas le même, on le voit, dans lestemps antérieurs au xu' siècle.
(2) La rue de Grenelle ou de Guernelle va de larue Saint-Honoré à la rue Coquillière. Elle suivaitla direction des fossés de l’enceinte de Philippe-Auguste, alors noyée dans les maisons. Ce quartierse peupla dès que l’enceinte de Philippe-Augusteeut été abandonnée. La rue du Pélican était un dé-gagement, de la rue de Grenelle a celle des Petits-Champs; elle était occupée et l’est encore par des
lupanars. Au moyeu âge, où l'on avait l’habitudede parquer les métiers dans certaines rues ou danscertains quartiers, selon leur importance, on 11emanquait pas d’affecter aux filles de joie des rues,des cours, d’où elles ne pouvaient sortir seules, etces rues ont conservé généralement la même des-tination. Celle-ci était l’une des plus sordides, àcause de son voisinage des faubourgs.
La rue Pagevin existait au xiv" siècle avec la mêmedestination, et portait le nom expressif de rue Bre-neuse.
(3> La rue Coq-Héron était un cul-de-sac, auxnf siècle. Dans le cartulaire de l’Évêché on trouve,en 1298 : Ruelle sine capite que vocatur Quoquelieron.La rue du Bouloi fut ouverte plus tard.
(4) Cette rue a toujours été l’une des principalesde la rive droite, parce qu’elle débouchait sur lesChampeaux (les Halles) et y conduisait les maraî-chers des Porcherons et de la Culture - l’Evêque ;elle a toujours conservé cette activité de transports.Elle part de la pointe Saint-Eustache et garde sonnom jusqu’au boulevard. Sa direction a bien peuchangé; les rectifications n’ont porté que sur lesalignements. En i 38 o, elle finissait à la porteMontmartre, placée auprès de la rue des Jeû-neurs et de la rue Notre-Dame-des-Victoires, quifait encore un coude en cet endroit. La porte dePhilippe-Auguste se trouvait à la rue des fossés-Montmartre, et l’on peut encore suivre la trace decette enceinte par les impasses et les dépressions deterrain à l’intérieur.
,6 > La rue Comtesse-d’Artois s’étendait de la Halleà la poterne du même nom, au coin de la ruePavée, ou plutôt du cul-de-sac de la Bouteille , placédu côté occidental de la rue. Cette poterne, ouvertedans le mur d’enceinte, à côté d’une tour, demeuraassez longtemps debout, et fut démolie sur la de-