LÉGENDE DU PLAN.
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32 . Rue Saint-Martin et rue des Petits-Ciiamps 6) (Paris et ses Histor. p. 209).
33 . Rue Reaubourg (ibid. p. 209).
3 A. Rue TransnonnainI 2 ).
35 . Rue du Temple (ibid. p. 2 i 3 ).
36 . Rue Rarre-du-Rec et Sainte-Avoie W (ibid. p. 21 b).
37. Rue Yieille-du-Temple (ibid. p. 216).
38. Rue df.s Rarres, de la place Raudoyer à la Mortellerie.
39 . La Porte Baudéer [Baudoyer ]W (ibid. p. 201).
(1) La rue Saint-Martin commençait au coin desrues de la Verrerie et des Lombards, et finissait àla porte Saint-Martin de l'enceinte de Charles V ,c’est-à-dire à l’impasse de la Planchette. Le restede la rue, du côté de la Seine , était divisé en deuxparties : la rue des Arcis, ou Arsis, et la Planche-Mi-bray. La rue Saint-Martin lire son nom de l'abbaye,puis prieuré de Saint-Martin-des-Champs , dontles bâtiments existent encore. Ici se montre de nou-veau l’emploi de ce nom de Petits-Champs, dontnous avons parlé plus haut : entre la rue Saint-Martin et la rue Beaubourg il existe une ruelle quiporte ce nom. C’est une preuve de plus de la dis-tinction qu’on faisait, au moyen âge, entre ces ter-ritoires. — De l’autre côté de Saint-Julien se trouveune autre ruelle tortueuse, qu’on appelle la Courdu More; elle était sans doute fermée ancienne-ment; on l’a aussi nommée rue Jehan-Palée.
Cette région est le centre du Beau-Bourg, quidépendait de Saint-Martin. A peu de distance deces ruelles s’ouvrait, en effet, la poterne ou fausse-porte Nicolas-IIuidelon, percée dans la muraille dePhilippe-Auguste. On voit encore un coude à cetendroit, et tout ce quartier a conservé sa physio-nomie du moyen âge.
(2) La rue Transnonnain ou Trace-Nonnain, qu’ona quelquefois désignée d’une façon moins honnête,esL la continuation de la rue Beaubourg, et a étébâtie un peu plus tard. En i3a3, elle s’appelaitrue de Cliâlons, à cause de l’hôtel de l’évêque deChâlons , qui se trouvait entre la rue Chapon etla rue de Montmorency, en face du cimetière Saint-Nicolas. Les maisons de cette rue et de la rue, Cha-pon étaient occupées par des femmes de mauvaisevie, qui ont fait donner, par le peuple, des nomsmalsonnants à ces rues et à ce quartier. Toutesces dépendances de Saint-Martin-des-Champs ontété souvent ravagées; au xiv° siècle, il restait en-core bien des ruines à relever, et bien des terrainscultivés, là où l’on avait vu des rues et des maisons.
m La rue Barre-du-Bec, qui fait aujourd’hui
partie de la rue du Temple, ne s’étendait, il y aune vingtaine d’années, que de la rue de la Ver-rerie à celle de Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, oùelle était continuée par la rue Sainte-Avoie, quis’arrêtait à la rue Michel-le-Comte, et poursuivaitson parcours sous le nom de rue du Temple. C’estl’application du système des tronçons, qui avaitpour but, avant l’usage des numéros, de faciliterla recherche d’une maison. La rue de la Verrerieétait alors une grande artère, et il fallait, pourparvenir à la Grève, franchir des ruelles commecelles des Coquilles ou du Coq, qui n’étaient pasmême dans l’axe de la rue principale. Il y a peut-être là un indice du passage de la première en-ceinte de la Ville.
La rue Barre-du-Bec dépendait de l’abbaye duBec. Il est à croire que son nom lui venait de labarre (barra curiœ ) du siège de Injustice de l’abbédu Bec, qui se trouvait dans cette rue. ( Voir lesBarres Saint-Merry.)
La rue Sainte-Avoie portait anciennement le nomde Grande Bue du Temple. Il y avait, dans cetterue, une ruelle du Four du Temple, qui se trouvaitprès de la maison de la Barre et de la rue Sainte-Croix. Elle tirait son nom des Filles de Sainte-Avoie,dont le couvent se trouvait à peu près au coin de Jarue du Temple et de la rue Rambuteau actuelle.Il existe encore un passage Saint-Avoie.
(i) La place Baudoyer, ou Baudéer, se trouvait àla pointe du Pourtour Saint-Gervais, à la rencontrede la rue de la Tixeranderie, de la rue des Barreset de celle du Marcbé-Saint-Jean, appelée Benaud-le-Febvre. Selon toute probabilité, elle occupaitl’emplacement de la porte Baudoyer, qui, auxin° siècle, se nommait en latin Porta Balderii,Baldeoricus, Baudeli (porte Baudet). Elle devait êtrela porte orientale de l’enceinte primitive, dont laPorte-Paris fermait la partie occidentale. Au reste,la porte de Philippe-Auguste , qui se trouvait dans larue Saint-Antoine, à la hauteur de l’église Saint-Paulactuelle, portait ce même nom de porte Baudet ou
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