LÉGENDE DU PLAN.
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54 . Rue des Prêtues-Saint-Paul.
55 . Rue des Nonnains-d’Yères ( Paris et ses Histor. p. 217 ), de ia rue de Jouy au quai des Ormes.
56 . Rue Pavée, de ia rue Saint-Antoine à ceiie des Francs-Rourgeois.
5 j. Rue du Fauconnier , de ia rue des Prêtres au carrefour de l’Ave-Maria.
58 . Rue des Rosiers ( ibid. p. 217), de ia rue Vieille-du-Tempie à celle des Juifs.
5 g. Rue de Pute-y-Muce [Petit-Musc] (1) (ibid. p. ig/t et 216).
Go. Rue de Joui (ibid. p. 217), de la rue Saint-Antoine à celle des Prêtres-Saint-Paul.
61. Rue Tiron (ibid. p. 216), de la rue Saint-Antoine à la rue du Roi-de-Sicile.
62. Rue des Escoufpes (ibid. p. 216), de la rue du Roi-de-Sicile à celle des Rosiers .
63 . Rue des Juifs, de la rue du Roi-de-Sicile à la rue des Rosiers.
64 . Rue du Roi-de-Sicile (ibid. p. 216), de la rue Vieille-du-Tempie à celle des Rallets.
65 . Rue de Paradis, de la rue Vieille-du-Temple à celle du Chaume.
66. Rue Maubué et fontaine de ce nom< 2 4
67. Rue Simon-le-Franc (ibid. p. 212), joignant les rues Maubué et du Poirier à la rue
Sainte-Avoie ou du Temple.
68. Rue du Plâtre (ibid. p. 21 3 ), allant de la rue Sainte-Avoie, ou du Temple , à la ruelle de
THomme-Armé.
69. Rue Aubry-le-Rouciier (ibid. p. 210) et église Saint-Josse (ibid. p. 18 5 ) < 3) .
;1) La rue du Petit-Musc, anciennement Pute-y-Muce, va de la rue Saint-Antoine au quai des Cé-lestins ; elle existait en 1 358 , et occupait une partiedu Champ-au-Plâtre. Un hôtel du Petit-Musc s’éten-dait jusqu’à la rue de la Cerisaie.
m La rue Maubué date du xu e siècle; elle formela continuation de la rue Simon-le-Franc, à partirde la rue du Poirier. Elle changea de nom au mi-lieu du xiv c siècle, à cause de la fontaine que les re-ligieux de Saint-Martin firent construire au coin dela rue Saint-Martin, et qui existe encore. Us prirentpour cela l’eau de Relleville, dont ils étaient sei-gneurs, et l’amenèrent à cette fontaine, ainsi qu’àcelle de la rue Grenélat et dans leur couvent. Cetteeau n était pas bonne ; c’est pourquoi le peuple luidonna le nom de Mau-Buée (mauvaise lessive).
La rue Simon-le-Franc est très-ancienne. Un cul-de-sac allant à la rue de Venise portait, dès 1210,le nom de Byeria, et ce nom est, dans quelquestitres, donné aussi à la rue.
La rue du Poirier va de la rue Maubué à la rueNeuve-Saint-Merry : elle est très-étroite. On l’appe-lait, dès le xiii* siècle, rue de la Petite-Boucherie ouBouderie; puis, au XVI e siècle, on lui donna le nomde Baudroirie, quelle portait en même temps quela rue Maubué. Cette confusion de noms est ordi-naire, comme nous l’avons déjà dit. On l’a nom-mée aussi Espaulard, ce qui rappelle la petite ruebrisée qui y aboutit, et qui porte le nom de ruePierre-au-Lard, ou Pierre-Aulart. Cette ruelle part
de la rue Neuve-Saint-Merry, et fait un retourd’équerre pour finir à la rue du Poirier. Aussilui a-t-on souvent donné deux noms : la partievers Saint-Merry s’appelait, au xm e siècle, viensAvfridi de Gressibus, et, au siècle suivant, Espau-lart; l’autre, vers la rue du Poirier, prenait le nomde vicus Pétri Oilart. Au xiv e siècle, il y avait, danscette rue, une maison de retraite pour les pauvresfemmes.
Nous expliquons, autant qu’il est possible, tousles noms que les rues peuvent avoir portés, parceque ce point est fort important pour la topographieet pour l'histoire, et que la similitude des nomsde rues fort éloignées l’une de l’autre a souventcausé de graves erreurs. Ici, nous faisons remar-quer que cette ruelle, qui a conservé son ancienaspect, est évidemment une des nombreuses ruellesde dégagement desservant les maisons situées dansles rues principales, et quelle devait changer denom dans les actes, selon la déclaration des pro-priétaires nouveaux. Les gens du quartier, seuls,avaient besoin de dénommer une voie sur laquellene s’ouvrait aucune porte principale.
(3) La rue Aubry-le-Boucher allait de la rueSaint-Denis, vis-à-vis des Innocents, à la rue Saint-Martin, presque en face de la rue Neuve-Saint-Merry.— Aujourd’hui, elle est devenue en grande partiela rue Berger, et il n’en reste plus qu’un tronçon,du boulevard à la rue Saint-Martin. Au xm e siècle,on la trouve appelée vicus Alberici Carnificis, et il
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