LÉGENDE DU PLAN. 69
73. Rue Troussevaciie ( Paris et ses Histor. p. 210), de la rue Saint-Denis à la rue des Cinq-Diamants.
7 h . Rue de la Limace, joignant la rue des Déchargeurs à celle des Bourdonnais.
75. Rue des Déchargeurs (ibid. p. 2 o 3 ), allant de la rue des Mauvaises-Paroles à celle de la
Ferronnerie.
76. Rue de la Vannerie [ibid. p. 218), de la place de Grève à la rue de la Coutellerie.
77. Rue de la Coutellerie ou des Gojimanderesses [ibid. p. 219), de la rue Jean-de-l’Espine
à la rue de la Vannerie.
78. Rue Jean-Pain-Mollet (ibid. p. 211), de la rue des Arcis (Saint-Martin) au carrefour
Guillori.
79. Rue de l’Espine ou Jekan-de-VEspine , du carrefour Guillori à la Grève.
80. Rue de la Poterie (ibid. p. 21 A), de la rue de la Tixeranderie à la rue de la Verrerie.
81. Rue Saint-Bon (ibid. p. 212), de la rue de la Verrerie à la rue Jean-Pain-Mollet.
82. Rue des Arsis P) (ibid. p. 211 ).
83 . Rue Planche-Mibray et la Mégisserie M (ibid. p. 202).
W La rue des Arcis, ou Arsis, est le tronçon dela rue Saint-Martin qui va de la rue de la Verrerieà la rue de la Vannerie. Au xm e siècle, on disaitMagnus vicus qui dicilur (fedrs.En 1 3 oA, il y avait,à l’église Saint-Jacques, une ruelle portant le nomde Richard-Arrode, et dont l’emplacement a étécompris dans l’église. Du côté oriental se trouveune autre ruelle appelée de la Lanterne; elle con-duisait à la chapelle Saint-Bon.
(2) La rue de la Planche-Mibray est le tronçonde la rue Saint-Martin qui aboutit au pont Notre-Dame. En i 3 oo, on disait le Carrefour de Mïbray,et, plus tard, les Planches de Mibray. Au coin de cecarrefour, le Voyer de Paris tenait sa Justice. — Enface, on voyait deux moulins sur la Seine . Quelquesauteurs ont pensé que les passerelles en planchesdonnant accès à ces moulins avaient pu motivercette appellation; mais il est plus simple et plusjuste de l’attribuer à la longue passerelle en boisqui remplaçait le pont Notre-Dame emporté parune crue du fleuve, et dont René Macé parle dansson poëme, où le mot bray est synonyme de boue.11 ajoute que les planches de ce côté pouvaient êtreenlevées pour couper le passage; c’est évidemmentla vérité.
Constatons encore ici que la rue de la Tannerieallait de la rue Planche-Mibray à la place de Grève,suivant le fleuve, et que, de cette rue à la Seine ,il v avait plusieurs ruelles descendant à la berge;elles n’avaient pas de nom, et n’en prirent quequand on y construisit des maisons de quelqueimportance. Dans les derniers temps, elles avaientété condamnées, mais on les voyait toujours ,
comme encore aujourd’hui on peut reconnaîtrecelles du quaides Ormes (quai de l’Hôtel-de-Ville).La première, près des moulins, portait le nom deJean-le-Forestier, en 1869; la seconde s’appelaitruelle de l’Archet, à cause d’une arche semblable àl’arche Marion; elle continuait la rue des Teintu-riers et recevait les eaux des ateliers. La troisièmeest celle qu’on appelait, en 1807, la ruelle desChambres-Maître-Hugues, trois moulins, situés enface, appartenant à \f Hugues Restoré. La qua-trième ruelle était la Vieille-Tannerie, ou rue Si-mon-Finet, nom du xv c siècle. La ruelle des Tein-turiers avait un nom peu décent, à cause de sasituation écartée et des besoins qu’on venait y sa-tisfaire.
C’était aux carrefours formés, en place de Grève,par la rue de la Tannerie et celle de la Vannerie,que, dès le xin” siècle, les ouvriers et porteursavaient la coutume de faire grève, c’est-à-dire d’at-tendre l’embauchage des maîtres. On voit, en effet,l’an 1 38 o, que l’architecte Raymond du Temple s’y rendit, pour faire marché de la constructionde certains bâtiments au collège de Beauvais. —Le quai qui se trouvait entre le Pont-Notre- Dame et le Pont-au-Change, et qui fut construit,auxvu siècle, avec des arches laissant aux maisonsune sortie sur la rivière, comme on le voyait en-encore il y a vingt ans, se trouvait autrefois sem-blable à tous les autres, et descendait en pente àla rivière. C’est pourquoi l’on ne pouvait y arriverpar les ponts; la déclivité en aurait été trop ra-pide. Cette rive, voisine des tanneries, prit le nomde Mégisserie, comme l’autre partie du côté occi-