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84 . Rue des Écrivains ( Paris et ses Histor. p. 211), de la rue des Arcis à la rue de la Hcau-
merie.
85 . Rue Saint-Jacques-la-Roucherie (O ( ibicl . p. 211).
86 . Rue du Cygne, de la rue Saint-Denis à la rue Maudétour.
87. Place du Chevalier-du-Guet
88. Rue aux Ouës ou aux Ours
89. Rue Bourg-l’Abbé (4 1 ( ibid . p. 208).
90. Rue Grenétat, de la rue Saint-Denis à la rue Saint-Martin.
91. Rue Guérin-Boisseau, de la rue Saint-Denis à la rue Saint-Martin.
92. Rue de l’Égout ( 5) .
dental du Pont-au-Change, laquelle se nommaitaussi quai de la Saunerie, à cause du voisinage duGrenier-à-sel. C’est en 1369 que la Saunerie fut en-diguée. Au Pont-aux-Meuniers, il y avait un murescarpé qui empêchait le passage. L’espace com-pris entre ce point et le quartier Saint-Jacques-la-Boucherie s’appelait communément la Vallée deMisère. C’était le faubourg de la première enceinte,près du Châtelet; il avait dû être rançonné et ruinépar les Normands.
(1) Cette rue communiquait de la Porte-Paris à larue Planche-Mibray ; elle passait devant le porcheméridional de l’église Saint-Jacques. Au xiv' siècle,on l’appelait rue Porce-m’en-ving ou Porche-Saint-Jacques; au xin” siècle, on la trouve nommée Va-neria ou viens in Avenaria. Plus tard, on la nommarue du Crucifix-Saint-Jacques, a cause d’un fief ditdu Crucifix , qui s’y trouvait. Elle passait le long dela Grande-Boucherie. Ce nom a été donné aussi àla ruelle qui montait de la rue Saint-Jacques à larue des Écrivains, devant l'église. Le fief du Cru cifix avait sa principale maison au coin de la rueSaint-Jacques, et son enseigne était un grand cru-cifix. — Près de cette rue, et derrière la Bouche-rie, se trouvait le cul-de-sac du Chat-Blanc. Auxiv* siècle, on disait rue Jehan-Chat-Blanc.
(2) La place du Chevalier-du-Guet se trouvaitdans la rue Perrin-Gasselin, qui joignait la ruedes Lavandières-Sainte-Opporlune à la rue Saint-Denis. Ce fut vers i3G3 que le roi logea le che-valier du guet dans une grande maison de cetteplace, et depuis lors seulement le nom a été changé.Tout ce terrain était désigné auparavant par lenom général de Perrin-Gasselin. A cette époque,plusieurs ruelles établissaient une communicationavac la rue Saint-Germain-l’Auxerrois.
(3) Cette rue aboutit aux rues Saint-Martin etSaint-Denis; elle reçoit, au midi, la rue Quincam-poix et la rue Salle-au-Comte. Son nom, rue aux
Oues, lui vient des nombreux rôtisseurs qui l’habi-taient et qui y faisaient cuire des oies. Au coin dela rue Salle-au-Comte, il y avait une statue de laVierge qui, au xv” siècle, fut l’objet d’un attentatpuni par le dernier supplice. On nommait cette sta-tue Notre-Dame de la Carole. Une partie de la rueaux Ours conserve encore l’aspect du moyen âge.
(4) La rue Bourg-l’Abbé, qui va de la rue auxOurs à la rue Grenétat, était au centre de cebourg, qui dépendait de Saint-Martin-des-Champs,et existait, par conséquent, au temps où ce monas-tère avait le titre d’abbaye. Les bourgs de cette ré-gion furent ruinés par les Normands ; mais ils sereformèrent. Il est plus naturel d’attribuer le nomdont il s’agit à l’abbé, seigneur du lieu, qu’à l’abbéde Saint-Magloire, qui n’était que voisin.
La rue Bourg-l’Abbé communiquait avec la rueSaint-Martin par la ruelle du Grand-Hurleur, qu’onécrit aussi Ilauleu ou lluleu; dans des manuscritson la désigne aussi sous le nom de rue du Pet. Versla rue Saint-Denis, elle prenait le nom de rue duPetit-Hurleur. Cette dernière s’appelait, en 12 65,viens Johannis Palee, Jean Palée, fondateur de laTrinité. Quant à l’étymologie Ihë-Leu, du xui'siècle ( Hugonis Lupi ), elle est très-acceptable etsemble préférable à celle de Hurleur et de Ilue-le.
La rue Grenétat, qu’on écrit aussi Grenéta, sedirige, en biaisant, de la rue Saint-Denis à Saint-Martin-des-Champs. Au xiif siècle, on la nommad’Arnetal, puis Garnelal, etc. Dans cette rue setrouvaient le couvent de la Trinité et une fontaineconstruite en même temps que celle de la rueMaubué.
(s) La rue de l’Egout, ondes Egouts , allait de larue Saint-Martin à la rue du Ponceau, qui la con-tinuait, en tournant vers la rue Saint-Denis. Cetterue tire son nom de l’égout qui y passait, à cielouvert, et sur lequel on fit un pont. L’égout 11 e futcouvert qu'au xvu* siècle.