LÉGENDE DU PLAN. 71
g3. Rue Quiquetonne ou Tiquetonne, de la rue Montmartre à la rue Montorgueil ou Comlesse-d’Artois.
9/1. Rue des Cordiers, partie de la rue Thévenot, qui s’arrêtait à la rue des Deux-Portes, enpartant de la rue Saint-Denis.
q5. Rue Rétiiisy (Paris et ses Histor. p. aoA), de la rue de la Monnaie à celle des Bourdonnais
96. Rue Tireciiappe W (ibid. p. 20/1).
97. Rue des Deux-Roules ou de Guillaume Porée ( 1875 ), de la rue des Rourdonnais à celle des
Lavandières.
98 . Rue Jean-Tison (ibid. p. 2 o 5 ), de la rue des Fossés-Saint-Germain-TAuxerrois à la rue
Raiileul.
99. Rue du Cerf [de la Monnaie ] ( 2 ) (ibid. p. 211).
100. Rue du Séjour [du Jour] ( 3 b
IV. LES FAUROURGS.
1 ° LIEUX ET ÉDIFICES REMARQUABLES.
A. L’ Abbaye de Saint-Germain-des-Prés W (Paris et ses Histor. p. 2 23 ).
(1) La rue Tirechape joignait la rue Béthisy àla rue Saint-Honoré, vis-à-vis les Piliers des Halles.C’était une voie très-étroite, habitée par des fripiersque l’avidité portait, dit-on, à tirer la chape despassants. Jusque dans ces derniers temps, elle étaithantée par des fdles de joie, qui auraient bien pucontribuer aussi à lui faire appliquer ce nom. —Ce quartier, voisin des Halles, n’a été que tardive-ment couvert de petites maisons, ou boutiques, etd’éclioppes en bois.
(2) La rue du Cerf ou au Cerf, plus tard rue de laMonnaie, joignait la rue du Roule à la place desTrois-Maries. Au xm" siècle, on la nommait vicusCervi, in censiva Sancti Dionysi in carcere. En 1387 ,elle est appelée rue de la Monnaie, anciennementdu Cerf. A côté se trouvait une ruelle nomméeGilbert-Langlois. 11 paraît que la monnaie royalefut frappée dans cette rue dès le xiv' siècle; l’ate-lier se trouvait en face de la rue Baillet, et longeaitla ruelle Langlois dont nous venons de parler.On a vu plus haut la fabrication de la monnaie prèsde Saint-Jacques-la-Boucherie; Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie avait été destinée d’abord à cet usage.Plus tard, au xvi' siècle, on transporta les ateliersmonétaires en divers autres endroits, que nous si-gnalerons dans la série des plans cavaliers de Paris .
(3) La rue du Séjour, puis du Jour, va de la meMontmartre à la rue Coquillière, et aboutit auportail de l’église Saint-Eustache . Au xm° siècle,elle portait le nom de Raoul-Rossolle; puis on luidonna celui de Jean-le-Mire (médecin). Charles V
y plaça ses écuries et y fit un manège ainsi quedes bâtiments qu’on appela le Séjour du Roi; tou-tefois la rue continua de s’appeler rue Jean-le-Mirc.Jour est un abrégé du mot séjour.
En i38o, il y avait une petite rue, à présent lecul-de-sac du portail du nord, qui passait paral-lèlement à la rue du Jour, devant l’ancien portailde l’église primitive, et une croix était placée surle carrefour formé par les rues Traînée, du Jouret Coquillière. C’est cette voie publique qui portaitle nom de rue Croix-Neuve, au xiv“ siècle. Ellefut naturellement bouchée par la construction del’église actuelle, au xvi e siècle. Cependant le cul-de-sac , du côté de la rue Traînée, a bien pu porterle même nom.
(<l) L 'abbaye royale de Saint-Germain-des-Présétait, en i38o, délimitée par un enclos fermé defortes murailles, crénelées et flanquées de tours ettourelles, le tout compris entre les rues Sainte-Marguerite, au midi, Saint-Benoît ou de 1 Egout ,Jacob ou du Colombier, et les rues du Guichet etde l’Échaudé. Nous ne prétendons pas donner iciune description complète de cette abbaye; la topo-graphie historique et les histoires spéciales satisfe-ront bien plus complètement la curiosité; nous vou-lons seulement indiquer ce qu’était, en 1 3 80 , le mo-nastère bâti. La clôture était complète et entouréede fossés pleins d’eau. On voyait encore, il y a unetrentaine d’années, une tourelle de cette clôture aucoin de la rue Saint-Benoît et de la rue Jacob. Laporte principale était du côté de la rue Saint-Benoît,