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a. L’Abbaye de Saint-Antoine-des-Ciiamps 0 ) (Paris et ses Histor. p. 225 ).
b. Lieu dit plus tard Pincocrt ou Popincourt .
c. La Courtille et la Chaussée de Belleville®.
d. Saint-Laurent® (ibid. p. 228).
e. La Foire Saint-Laurent.
f. Saint-Lazare, son colombier et son clos® (ibid. p. 229).
de l’abbaye de Saint-Germain, depuis la rue Jacob,ou du Colombier, jusqu’au Séjour de Nesle, versla rue de Lille; le Grand-Pré-auæ-Clercs s’étendait,le long de la Seine , jusqu’à la pointe qui le termi-nait auprès du Palais-Bourbon , pointe marquée parle coude que formait la petite rue de Gourty. Ce préétait, en i 38 o, divisé et loué, et il y existait bonnombre de guinguettes où les escholiers allaient sedivertir. — Aujourd'hui, tout cet espace est couvertd’hôtels ; mais ces constructions ne remontent qu’aumilieu du xvn e siècle.
(1) On est à peu près d’accord pour fixer auxii” siècle la date de la fondation du monastère defemmes appelé l’Abbaye Saint-Antoine, et qui étaitplacé dans le faubourg de ce nom, sur la chaussée,devenue aujourd’hui la grande rue du faubourg.Les murs de l’enclos de cette abbaye confinaientaux terres du domaine royal de Reuilly. — L’égliseétait une œuvre du xm' siècle; les bâtiments ontété reconstruits presque entièrement au commen-cement du xvii'. L’abbesse était dame de tous lespetits villages du territoire compris entre la Seine etPopincourt , ou Pincourt. L’enclos du monastère étaitentouré de murs et de fossés, et les jardins et ver-gers étaient vastes. En entrant, on rencontrait unecour conduisant de la chaussée Saint-Antoine àl’église et aux cloîtres; les grands bâtiments deservice étaient à gauche de cette entrée. Cette dis-position n’a pas changé malgré les reconstructions.
{2) La Courtille a pris son nom des jardins et desvergers qui se trouvaient de ce côté. En 1175, celieu s’appelait le clos Maleoart. Au xiv e siècle, aprèsl’excès de prospérité de l’ordre du Temple , et avecl’argent qu’il répandait autour de lui, ce quartierse couvrit de petites maisons et de guinguettes quibordaient la chaussée de Belleville . Auprès des coteauxde Belleville, il y avait un lieu nommé Poitronvilleou Pétri villa, avec fermes et pressoirs pour les vignesqui couvraient le versant. Des maisons de cultiva-teurs et vignerons s’élevaient près de la butte.— C’estaujourd’hui le faubourg du Temple et Belleville .
(3) Saint-Laurent est de fondation très-ancienne.Cette abbaye fut sans doute ruinée par les Nor-
mands , et il est à croire qu’elle était alors entouréed’un village de quelque importance, puisqu’elle setrouvait sur la grande voie conduisant de Paris dans le nord de la Gaule . Si ce lieu demeura ensuitedésert, au moins relativement, il nous semble qu’ilfaudrait l’attribuer au voisinage de Saint-Martin,et ensuite au changement qui s’opéra dans Paris à l’avénement des Capétiens, circonstance quiamena le peuplement assez rapide de la rive droite,au détriment des villages qui se trouvaient au delàdu marais formé par le cours des ruisseaux deBelleville et de Mesnilmontant. Aussi voit-on que,en 11Û9, Saint-Laurent appartenait au prieuré deSaint-Martin. Ce fut sans doute après Philippe- Auguste que cette église devint paroisse ; son terri-toire s’étendait alors très-loin dans la Ville, puisqu’ilatteignait les Halles. — L’église est du xm' siècle,mais la nef et le fenestrage ont été remaniés etrebâtis au xv° siècle. On vient de la restaurer, del’agrandir et de l’enrichir d’un nouveau portail,ainsi que d’une flèche.
La foire Saint-Laurent se trouvait au-dessus del’église; c’était une sorte de clos, avec des halles,ou des baraques, dans lesquelles, à certaines époquesde l’année, le marché était franc poiir les mar-chands forains. Les foires étaient un des droitsproductifs des abbayes et des seigneurs. Celle-ciavait été accordée à la léproserie de Saint-Lazare;Philippe-Auguste la transporta aux Halles desChampeaux, mais il accorda huit jours de foireannuelle sur l’emplacement.
;i) On suppose que Saint-Lazare n’était autrechose que l’abbaye de Saint-Laurent. Dès le xu' siè-cle, en effet, il existait une léproserie sur l’empla-cement de Saint-Lazare. Il y aurait lieu de s’étonnerque cette maison eût remplacé l’abbaye de Saint-Laurent, qui devait être voisine de l’église; maisnous comprenons parfaitement que Saint-Lazare etson clos aient été une ferme dépendant de Saint-Laurent, avant de devenir une léproserie. Le nomde Saint-Lazare, ou Saint-Ladre, était donné alorsà toutes les léproseries. En 1926, on ne fait men-tion que de la maison de Saint-Lazare, domus