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[Première partie.]
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tion avec le soleil, paroît oriental,.et étant occi-dental atteint encore le soleil, et ainsi toujours ,quoique cela paroisse faux, comme on l’a ditdans le livre des phases singulières.

Ils paraissent d’ailleurs tantôt plus grands, tantôtplus petits, comme tombant dans un abîme pro-fond , et tantôt plus près, tantôt plus loin de nous.Car Mars paroît quelquefois ne pas être éloi-gné du soleil, ni Vénus de Mercure; et on neles distingue que par leurs différentes couleurs ,et même on aperçoit quelque différence à la lunedans les éclipses totale^ de soleil, étant quel-quefois tellement située relativement au soleil,qu’elle le cache tout entier a notre vue ; etquelquefois cependant au milieu du temps oùles centres de ces deux astres et notre vue sontdans une seule et même ligne droite , on voitle bord extérieur du soleil, ce qui est unepreuve que la lune est tantôt plus proche ettantôt plus éloignée de nous. Car sa grandeurqui est toujours la même, ne couvre un aussigrand espace apparent à notre vue, quand elleest plus éloignée de nous, que lorsqu’elle esth une moindre distance de la terre.

En outre , ces mêmes astres sont tantôt visiblesdans leur plus grande proximité du soleil, tan-tôt invisibles dans leur plus grande digression.Car supposons Vénus répondant à la mêmelongitude qite le soleil, et faisant son leveraprès lui le matin, étant à plusieurs degrés dedistance de lui, nous ne la voyons pas parcequ’elle lui est inférieure. Ce qui a paru si digned’attention, h ceux qui observent les astres ,qu’on en a écrit des livres qui traitent deschoses singulières de Vénus.

Je dis que le septième article est l’ordre desplanètes, k 1 égard les unes des autres. Or, cequi prouve assez que la lune est la plus voisinede la terre, c’est sa révolution en longitude ,qui est la plus courte de toutes, et son passage

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