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[Première partie.]
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les circonférences en étoient plus ou moinséloignées, comme si leurs mouvements se fai-soient autour de quelqu’autre pôle que celuide l’univers, c’est pourquoi il faut cherchercomment elles se meuvent, si elles ont un autremouvement que le circulaire, quelle est la duréede leur révolution, où est ce pôle , et quel il est.

Je dis en dixième lieu , que de ceux quivoient ces merveilles, il n’y a que peu d’hommesqui ne les observent pas de leurs yeux seu-lement , mais qui aiment à les examiner avecsoin. Je parle des éclipses de soleil et de la lune.À considérer leurs rapports mutuels, tant en gran-deurs, qu’en durées des périodes de leurs retours,leurs inclinaisons, et les mouvements des lieuxécliptiques; car c’est une chose étonnante, queles éclipses ne se fassent pas toutes au même lieu,et ne reviennent pourtant pas irrégulièrement etsans ordre, en quelqti’endroit qu’elles arrivent,mais toujours en des points écliptiques du zodia-que de plus en plus occidentaux.

Tous ces phénomènes me paroissent avoirexcité les anciens, qui portoient leurs regardsvers le ciel, au lieu de les fixer sur la terre , àen chercher les causes en s’élevant à leur théorie,et nous invitent nous-mêmes, dans l’admirationque nous partageons avec eux pour ce grandspectacle , à ne pas les voir avec indifférence, nià en entendre parler sans y prêter attention. Carà dire vrai, c’est par quelqu’inspiration divineque nous nous sentons poussés à entrer danscet examen, et à nous y étendre d’autant plusque nous apercevons dans ces hypothèses mêmes,beaucoup de choses qui ne s’accordent pas avecl’expérience ; outre d’ailleurs que les astronomesn’ont pas'employé les mêmes, et que ceux qui

les ont employées n’ent n’ont pas tiré les mômesrésultats.

L’histoire nous apprenant que , pour pouvoirexpliquer les inclinaisons pythagoriciennes, lesexcentriques et les épicycles ont été inventés

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