HYPOTYPOSES. ni
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comme un moyen suffisant et le plus simplede tous, et qu’il faut, d’après le conseil dePythagore , chercher à les approfondir , et dé-montrer par les propositions les plus courtes etles plus simples , que ce qu’on aura trouvés’adapte mieux que toute autre méthode auxcorps célestes. Nous exposerons, en suivant cesprincipes , les conséquences qui en dériventet qui sont confirmées par les phénomènes ; etnous essaierons d’expliquer la méthode dePtolémée, sans le suivre actuellement. Car ill’expose par des problèmes astronomiquesqu’elle résout en allant du plus simple au pluscomposé. Nous, au contraire, nous démontre-rons d’abord ces hypothèses par lesquelles ilsexpliquoient les inégalités apparentes des mou-vements célestes que quelques-uns regardoientcomme très-régulières. Car ils pensoient géné-ralement , comme nous le croyons aussi d’aprèseux , que les corps célestes obéissent a un mou-ment régulier avec plus de facilité , n’étant pointsujets à la destruction, que les corps matérielset terrestres qui ne peuvent avoir qu’un mou-vement irrégulier par l’effet de l’augmentationet de la diminution qu’il reçoit.
Admettons d’abord que les mouvements desastres errans ou planètes ne s’exécutent pas dansun seul cercle , ni autour des pôles de l’univers.Car ces astres ne décrivent pas des cercles paral-lèles ;i l’équateur , et tous ces cercles n’ont pasle même pôle et ne sont pas parallèles, maisles planètes les parcourent obliquement à cecercle et aux autres parallèles qu elles cou-pent dans leurs écarts en latitude. C’est pourcela qu’elles ne décrivent pas leurs orbites au-tour du même pôle que celui de l’univers, nitoutes autour d’un même pôle, qui n’est pas celuidu monde. Car elles n’ont pas toutes unemême limite ni boréale ni australe, mais elless’écartent plus ou moins de chaque côté. Cha-cune décrit son orbite oblique aux parallèles,