Band 
[Première partie.]
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103
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HYPOTYPOSES.

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les lieux vrais et les lieux apparents de la lune.Cette différence se termine par une droite menéedu centre de la terre h la lune, et par uneautre droite que nous y tirons de la surface oùnous sommes quand nous regardons la lune. Cesdeux lignes aboutissent à des points différents,parce que la terre n est pas comme un pointcentral relativement à la splière ou orbite dela lune, comme par rapport à la sphère desfixes. Car en donnant à la terre une certainegrandeur assez considérable relativement à cetteorbite, il faut nécessairement que la droitemenée du centre de la terre, h la lune, nesoit pas la même que celle qu’on y mène dela surface de la terre , quoique nous voyonsque , relativement à la sphère des fixes, laterre n’est que comme un point central. Quel-ques-uns j tels qu’Aristarque de Samos, ont déjàsupposé un rapport de grandeur entre la terre etla lune. C’est pourquoi il compare les diffé-rentes proportions de distances et de gran-deurs de la terre, du soleil, et de la lune. Etceux q,ui ont examiné cette question de plusprès, ont reconnu par la parallaxe , que nonseulement la terre n’est pas comme un pointà l’égard de l’orbite de la lune, mais encorequ’elle a relativement à cette orbite une grandeurconsidérable. Car la parallaxe est la différenceentre les lieux de la lune, tels qu’ils paroî-troient si elle étoit vue du centre de la terre,et tels qu’ils paroissent étant yus de la surfaceterrestre , comme nous l’avons déjà dit. Ceuxqui sont venus ensuite ont trouvé , dans les pa-rallaxes de la lune, la preuve que la terre n’estpas un simple point par rapport à la lune, vuque cet astre est proche de nous. Et quant ausoleil, il a paru à ceux qui ont mesuré parles gnomons , que la terre est en même rapportà l’orbite solaire, qu’a la splière fixe. C’est lasupposition de ceux qui ont tracé les premiersan al cm mes, tel que fut Diodorc, mais ceux qui