HYPOTYPOSES. 115
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k tres-peu près. Ptolémée pense qu il faut ad-mettre ce mouvement général des fixes, d’undegré par siècle , pour sauver les apparences,c’est-à-dire , pour rendre raison des phénomènes.Et les hypothèses exposées ici te prouveront lanécessite de ce mouvement pour pouvoir toutexpliquer.
Ensuite , examinant quel est le rang descinq planètes, Ptolémée pense qu’il est plusprobable qu’absolumeut certain quelles sontdisposées de manière que celles qui embras-sent le soleil dans leur cours en s’éloignant delui à toute distance, sont au-dessus de lui,mais que celles qu’il embrasse sont au-dessous ,sans pouvoir en donner de preuve suffisante. Carsi l’on entreprend de démontrer que Mercureet Vénus ne sont pas inférieurs au soleil,parce que jamais ils ne passent devant lui,comme la lune le fait, c’est une mauvaiseraison, selon Ptolémée , attendu que ce n’estpas parce qu’ils ne sont pas inférieurs au soleil,qu’ils ne sont jamais en conjonction avec lui,mais c’est parce qu’ils ne sont pas dans lemême plan que lui, quand ils sont dans leurconjonction inférieure, comme nous le voyonsdémontré par les hypothèses de ces astres. Cardans le treizième livre de la syntaxe ou com-position mathématique, dans lequel il traiteprincipalement des preuves de leur latituderelativement au cercle mitoyen du zodiaque,il démontre que ces astres en se mouvant au-dessous du soleil, se trouvent toujours supleurs épicycles respectifs, soit dans les apogées,soit dans les périgées, où, quel que soit le lieuqu’ils occupent, ils sont nécessairement horsdu cercle mitoyen du zodiaque. Car , ils sontdans les noeuds de l’orbite du soleil et del’excentrique sur la circonférence duquel sontportés les épicycles de ces astres qui sont alorsdans les apogées ou dans les périgées, et ces
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