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cycle , il n’y aura aucune apparence de mou-vement vers les points antécédents du monde,parce que la quantité additive dont l’épicycleavance vers les points conséquents , est pinsgrande que la quantité soustractive dont l’astreavance vers les points antécédents. Si au con-traire le mouvement soustractif de l’astre estplus grand que le mouvement additif de l’épi-cycle j alors l’astre paroîtra marcher vers lespoints antécédents. Mais quand la différencede ces deux mouvements sera nulle ou pres-que nulle, l’astre paroîtra stationaire. Cet énoncé-deviendra clair par la démonstration suivante :
(F. 18.) Soit l'épicycle TA en mouvementautour du cercle concentrique ou excentriqueAB, vers les points A suivants ou consé-quents , et que l’astre aille sur cet épi-cycle dans le même sens. Il est évident qu’enparcourant l’arc TA cet astre ajoute au mou-vement de l’épicycle vers A. Mais en parcou-rant l’arc périgée que j’appelle AF, cet arcdevient soustractif, comme se portant en senscontraire à celui selon lequel il a parcourul’arc apogée de l’épicycle , alors il paroît allervers les points antécédents. T.
Le monvement de l’épicycle, qui se faittoujours vers les points conséquents, suivants,orientaux, étant plus grand, l’arc soustractifest invisible a nos yeux , et paroît s’ajouter àla marche de l’astre ; mais le mouvement sous-tractif de l’astre dans les points périgées de l’épi-cycle étant plus grand, l’astre ne semble plusaller vers les points suivants, par la raison d’unmoindre mouvement, il paroît au contraire allertoujours alors vers les points antécédens. Maisquand les différences des arcs soustractifs et desarcs additifs sont à leur minimum , l’astre paroîtstationnaire à ceux qui le regardent. Il suffit dereprésenter graphiquement les points où se faittout ce qui est supposé, pour voir que la pla-nète paroît stationnaire pour la raison qui vient